‹ Dissertation médico-légale sur l'infanticideChapitre 3 sur 6 · VI,,. ion d’infanticide par omission. Mais · texte numérisé non relu

VI,,. ion d’infanticide par omission. Mais

ligature , a établir une accinaüon ai i

• , i’inspection du cadavre prouve

si, ia hgatnre nayant point ete îaiie, liii n , ,

, ' X U milite d’une hémorrhagie par le cordon

que ia mort a eu lieu a la suiie u u i

.... , ^ Pfii nécessairement condamnable.<

ombilical, cette omission esî neuLs.. ^

Si le placenta étant inséré sur l'oriBoe da la matrice, son décollement a donné lieu à une hémorrhagie oont la meie a manque d'étre victime; ou bien si, la mère étant en syncope, les membres

de l’enfanl , agités par des mouvemens convulsifs , ont rompu le cordon qui se trouvait entortillé autour d eux, et ont causé une hémorrhagie mortelle, ces excuses seront légitimes. Il importe donc infiniment de constater dans tous les cas si le cordon a été rompu, ou s’il paraît avoir été coupé avec un instrument tranchant. Dans ce genre de mort, le cadavre de l’enfant est pale, décoloré, ae couleur de cire à l’intérieur et à l’extérieur. Il y a une vacuité générale des systèmes sanguins artériels et veineux. .

Infanticide par commission.

Plaies de tête. S’il se présente une plaie à la téîe , on fera réflexion qu’un travail laborieux peut bien occasionner des ecchymoses , l’empâtement des chairs , une tumeur au sinciput, mais non pas une vaste plaie contuse, avec fracture des os et épanchement sanguin dans le crâne. Si on alléguait l’excuse d’une délivrance subite et de la chute de l’enfant sur le soi, ce serait au médecin à examiner soigneusement le délabrement produit, et à tâcher d’acquérir des renseigneniens précis sur les circonstances concomitantes de l’accouchement.

Acupuncture. Ce mode d’infanticide peut facilement échapper aux recherches, si on n’y apporte la plus scru'puleuse^ltentlon. Par une horrible manœuvre, on enfonce une longue aiguille dans une des grandes cavités, pour lacérer 4 es viscères. Dans les Causes cJèbres, on peut lire l’histoire d’une femme qui, poussée par un fanatisme exécrable , assassinait ainsi tous les nouveau - nés qui lui tomoaœnt sous la main, dans l’intention unique, assura-t-elle, de peupier le ciel. Pour déchirer le cerveau, l’instrument peut avoir été pionge par les narines, les oreilles , les tempes. les foatanehes, on peut i a ^^olr enfoncé dans la région thoracique gauche, pour lacerer le cœur ; entre les vertèbres cervicales, pour déchirer la moelle epiniere. D’autres fois une aiguille, plongée par le rectum jusque dans le bassin, a blessé mortellement les viscères abdominaux. Il ne faut dœac,

dans ce cas, négliger aucune espèce d ecchymose. S il existe une piqûre au crâne, il faut raser la tête, sonder avec précaution la petite plaie, mettre à nu 1 organe encéphalique, examiner avec soin comment il a été blessé. 0n agira de même si la piqûre a intéressé la poitrine, le rachis, l’abdomen ; toujours alors l’ouverture des cavités splanchniques est de rigueur, comme dans toutes les accusations d’infanticide. Si l’on n’apercevait pas de blessure à l’extérieur, et que cependant on en trouvât une très-grave sur l’un des viscères, il faudrait disséquer attentivement cette blessure. Ainsi on arriverait bientôt à l’endroit par où l’instiument viilnérant a été introduit. Avec de semblables précautions, il est difficile que le crime échappe à sa juste punition.

Luxation des veriehres cervicales. On produit la mort de cette manière , soit en renversant la tête fortement en arrière , soit en faisant éprouver au cou un mouvement de torsion trop considérable. La moelle épinière est alors froissée et déchirée, les ligamens des vertèbres sont tiraillés ou rompus ; des ecchymoses et des infiltrations sanguines attestent que la luxation a eu lieu sur le vivant. Ces phénomènes n’exisleraient pas si la violence n avait eu lieu qu après la mort. .

Détroncation, vas'tes blessures, fracture des membres ou leur section. De pareils dôlabremens se reconnaissent a la simple inspeclinn ; si l’enfànt a vécu, le crime est évident.

Torréfaction. On peut à peine croire que des mères aient eu la barbarie de faire périr leur enfant au milieu des flammes ; il y en a cependant des exemples. Si l’enfant na pas été consume en entier, il faudra examiner ee que le feu a épargné. On expérimentera sur les poumons, s’ils existent. Lorsque l’enfant condamné à cet affreux traitement a respiré, l’action des flammes développe ordinairement sur tout le corps un grand nombre de phlycfènes. Si les poumons ïi existaient plus, on pourrait s’aider de ce ^igne.

Asphrocies. \ Par privation d’air respirable.X}n peut aTOir enfoui l’enfant dans la terre, dans un coffre, dans un tas de foin , de paille, sous des matelas, etc. On le trouve ordinairement dans le lieu où il a été caché. La docimasie pulmonaire peut seule alors éclairer sur ce crime.

2.° Par ohlitération mécanique des voies aériennes. Souvent on a obstrué les narines , la bouche avec des linges, de la terre, ou toute autre substance i la présence de ces corps étrangers, ou quelques traces de leur action, décèleront l’attentat. D’autres enfans ont péri par la strangulation, par la compression exercée sur le thorax ou sur l’épiglotte ; soit, dans ce dernier cas, au moyen du doigt, soit avec un corps quelconque introduit dans l’arrière-bouche. On en a vu aussi à qui on avait renversé la langue vers l’isthme du gosier : le déchirement du frein de la langue, des ecchymoses, et tous les symptômes d’une congestion cérébrale élèvent alors de fortes présomptions contre l’accusé. Les lésions du cou surtout réclament une attention particulière ; car le resserrement du col dé l’utérus et l’entortillement du cordon autour du cou de l’enfant peuvent produire l’étranglement et des ecchymoses. Il est alors d’une extrême importance de pouvoir les distinguer des tracesjaissées par les lacets , ou autres instrumeos dont on se serait servi pour étrangler l’enfant.

3.° Par suhmej'sion. Celte espèce d’infanticide est assez commune. Ordinairement le cadavre est trouvé dans l’eau ; alors, si la docimasie pulmonaire constate qu^il y a eu respiration , et s il y a absence de lésions , on en conclura que l’enfanta été noyé. Les phénomènes cadavériques sont, le visage rouge, violet? la langue enîlée , les cavités droites du cœur, et les vaisseaux qui en sortent distendus par une grande quantité de sang noir; les poumons pleins dun imide écumeus, la surface du cerveau plus foncée que dans 1 état naturel, les vaisseaux encéphaliques engorgés. Il y a cependant des cas où les poumons ne sont point remplis d’un fluide écumeus; iis ne sont

«ue crépitans. La plupart des autres signes subsistent, surtout ceuî Ités de la distension par ie sang, des cavités droites du cœur, et celle des vaisseaux encéphaliques.Quand les poumons sont pleins du fluide écumeux dont j’ai parlé, pour les soumettre à l’épreuve hydrostatique, il faut en exprimer avec précaution l’eau qu’ils contiennent. On ne peut en chasser l’air, qui est en quelque sorte combiné avec leur tissu. -

4 .» Par un gaz délétère. On a quelquefois employé la vapeur du soufre allumé (gaz acide sulfureux) pour asphyxier des nouveau-nés. D’après des expériences de M- H allé j le cœur des animaux morts de cette manière est petit, contracté , dur, et d’un rouge vif. La certitude de ces signes n’est pas mise hors de doute. Le plus souvent l’asphyxie par un gaz délétère a lieu parce que l’on précipite les enfans dans les fosses d’aisance. Elle est alors due au gaz que dégagent les matières qui y sont contenues. La docimasie pulmonaire prouvera toujours si l’enfant a été jeté dans ces lieux mort ou vivant.

Aucun auteur que je sache n’a tenu compte de l’infanticide par empoisonnement. Il pourrait arriver pourtant que ce genre de destruction fût employé. Si on le soupçonnait, il faudrait recourir aux moyens que fournit la science pour s’en assurer; moyens qui ont reçu un haut degré de perfectionnement des belles expériences de M. Orfila.

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