‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 17 sur 73 · IV. Marche d'Aè'ria à l'Ile · texte numérisé non relu

IV. Marche d'Aè'ria à l'Ile

C'est au tome 5, page 212 de cet ouvrage, que l'on trouvera le mot «1^?, traduit par de suite et sans interruption dans Thucidides, livre 2, chapitre i, et non pas suit^ant l ordre des tems^ comme l'a voulu M. Levesque.

M. Gail explique encore «lî?s à la page 290 du même volume. Ce savant entreprend d'y démontrer que Thucidides avait composé la totalité de l'Histoire de la guerre du Péloponèse. Il cite, entr'autres preuves, cette phrase de Thucidides, livre i, chapitre 20, qui signifie : « Voilà , « c'est Thucidides qui parle , « ce que j'ai trouvé relativement aux antiqui- « tés de la Grèce ; et malgré les preuves Fsiùi'îrs « que j'en ai présentées, on y croir.) diln >

«£ ment. » %o!^e^rà oi)t« -rotvTt îl^? TÉ)c/i«çi'o 'Kiu%u(7a.i.

Même tome, page ii5, M. Gail cite i» ?I. Doucas qui donne d't|«?> la mauvaise glose x«Tà -ra^n', 2° des passages de Xénnphon et de Diodore, où le même tl*"' est mal rendu. Les commentateurs de ce dernier le traduisent par exinde , sens qu'adopte à peu près M. Schweigbceuser dans l'excellent index de sou Polibe : car il le traduit souvent par post.

Le même M, Gail, en 1812, dans son édition grecque du Nouveau-Testament, explique, p. 95 (saint Luc, chap. i ), un x«9«|>i' que

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Saci rendait, suivant l'usage, par ex ordine, ce qui a conduit M. Gail à cette version . « J'ai « cru , Théophile , qu'après avoir été exacte- « ment informé de toutes ces choses , je de- « vais vous en représenter par écrit toute la « suite. )j

Cette explication , utile en grammaire , en chronologie et ailleurs, M. Gail l'a donnée, non-seulement en i8i 2, mais encore en 1807 , où M. Letronne était un de ses disciples les plus assidus , comme des meilleurs de son école ; et non-seulement M. Gail a expliqné cet abverbe , pag. 28 de ses observations sur Thucidides; mais on lui doit la justice d'observer qu'en donnant ce vrai sens-là , et en mille autres endroits, il s'est abstenu de reprocher à Ducker, Gottleber et Casaubon de ne l'avoir pas bien compris.

Au reste, on remarquera que dans certains cas, comme dans Polibe lui-même, livre III, chap. 112, I, édition de Schweighœuser, le sens d'î^^f est bien facile, parce que la phrase qui précède le détermine.

J'ai donc été autorisé à traduire : « Annibal « ayant ordonné à ses généraux, » et plus littéralement « ayant fait faire une marche de « quatre jours de suite, arriva à y etc. »

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