‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 23 sur 73 · V. Ile ou Delta de Polihe · texte numérisé non relu

V. Ile ou Delta de Polihe

&ii lieu de A^aç(i), ouI<^«fa?5aulieud'iff«f;carim traducteur de Strabon doit connaître les noms grecs de son texte. Ce géographe fait cinq fois mention de l'Isère , qu'il nomme quatre fois Tou icra^oç au génitif (2), et une fois t-»" lo-afO" (3) à l'accusatif. Or , tous ceux qui connaissent uu peu les règles de la déclinaison grecque, savent que cet accusatif pourrait indiquer i^raçoî pour nominatif, si les quatre exemples du génitif i<T«fo5 ne caractérisaient pas invinciblement la cinquième déclinaison et le nominatif I<w{» en sorte que la locution « Ijaça; est un véritable barbarisme échappé au savant Schweigheeuser, mais que personne n'aurait dii copier. Au reste , quand ou voudrait conserver scrupuleusement la leçon des manuscrits, et qu'on y lirait Scaras et Bisarar^ ces deux noms ne diffèrent pas assez, pour qu'à cent ans de distance , l'un n'ait pas pu être dérivé de l'autre. A l'époque où Polibe écrivait, les Phocéens Marseillais étaient les maîtres de Mar-

(i) C'est ainsi qu'ëcrit Strabon, t. i , p. 283, de l'édition d'Amsterdam, 1707.

(2) Id. p. 282, 283 et 3i2.

(3) Id. p. 317.

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seille et de la partie inférieure du cours du Rhône depuis Avignon , dont nous avons encore des médailles grecques. S'il faut en croire cet historien sur le peu de progrès qu'avait fait alors la civilisation des Celles , ces Phocéens , et les habitans de leurs colonies , étaient peut - être les seuls qui écrivissent les noms propres en leur donnant une forme grecque. Ils ont appelé la rivière, Scaras ou ^ras. Du tems de Tite- Live, les Romains étaient les maîtres de Marseille et de tout le cours du Rhône. Trogue Pompée, qui avait vécu avant lui, avait, le premier, osé entreprendre d'écrire une histoire universelle en latin. La langue latine était devenue absolument dominante, et ce nom de Scaras ou ^ras ^ barbare pour les Romains, était devenu Bisarar ou j4.Tar y peut-être par analogie avec ÏArar, ou la Saône, qui se jette dans le Rhône à Lion.

On pourrait conjecturer encore que le nom de Bisarar OM Jiisaras est à peu près le même que Bicarus , et c'est ce dernier nom que donne à l'Eygues le docte Suarès, évêque de Vaison,qui connaissait parfaitement bien son pays (i). Il en parle même ailleurs que

(i) Descripiiuncula Ayenionis et coriiitatus vdnas^

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