‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 25 sur 73 · V. Ile ou Delta de Polihe · texte numérisé non relu

V. Ile ou Delta de Polihe

«. prononcer leur nom. Pour remplir ce sera ment , ils partirent pour les golfes les plus « éloignés de la Gaule j et s'étant garantis, '« par leurs armes , de la férocité des Gaulois, '( ils bâtirent Massilia (Marseille), et lui u donnèrent le nom de leur chef. Varron dit u que ces peuples avaient trois langues , parce t qu'ils parlaient le grec, le latin et le gaulois.?» Hos Varro trilingues esse dicit, quod et grcecè loquentur, et latine et gallicè.

Ils pouvaient donc mêler le latin et le celtique dans la formation de leurs noms propres , comme nous mêlons encore aujourd'hui le latin et le français sur nos monnaies.

Au reste, il ne faut pas croire que trèsanciennement les Celtes n'aient pénétré en Italie antérieurement à Sigoveze. Isidore dit encore très-formellement (i).

u Les Ombriens sont une nation italienne; « mais ils tirent leur origine des anciens Gauu lois qui cultivent le mont Apennin, Les his- '.< toriens nous rapportent qu'au tems du déu luge, les Gaulois survécurent aux pluies,

(i) Jd, p. 1041. Orig, hh. IX, c. 2.

4o V. I!e ou Delta de Polibe.

(t et que, par cette raison, les Grecs leur <( dontièrent le nom d Ombriens, de pluie.)» TJmhrl Italiœ genus est, sed Gallorum veteruni propago qui ylpenninum montem incolant , de quitus historiçç perhibeni quod iempore aquosce cladis imbribus superfue- Tint y ci oh hoc e/tÇç«/ grœcè nominatos.

Le mélange de la langue celtique el de la langue latine n'a donc rien de surprenant, même pour des lems bien plus anciens que ceux qui nous occupent ici, et l'étimologie que j'ai donnée du nom de JBicar ou Bicarus. n'a rien de fort extraordinaire. Trogue Pompée , né à Vaison, comme je l'ai déjà observé, devait écrire en latin plus exactement que Poiîbe ne l'avait fait en grec, le nom des licus de la contrée où il était né. C'est lui peut - être qui avait reclilié cette partie de l'ancien récit, en écrivant Bicarus ou Bisarar^ et Tiie-Live l'en avait cru de préférence sur le nom de cette rivière, comme sur l'étendue de l'ile qu'elle formait. Il n'y a rien dans tout cela qui ue soit naturel et très-vraisemblable.

L'E,jgues prend sa source dans le sein même des Hautes-Alpes, comme on peut le voir dans la carte de Cassini, où il est très-bien

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