Histoire civile et consulaire de Lyon. 1696, in-folio
Il fait passer Annibal par Lyon, Gex , le Valais et le grand Saint-Bernard. Pour justifier le nom à'Insula donné au confluent de la Saône et du Rhône, il cite un ancien cartulaire qui parle d'un canal unissant jadis ces deux rivières, et il entre là-dessus dans un grand détail.
7. Id, Lettre sur le même sujet, dans le Journal des Sa vans , septembre 1697, pages 400-406; et
8. A la tête des Statuts de Bresse, par Collet, 1698, in-folio. L'auteur cherche à y prouver que Tite-Live se contredit dans sa relation, et qu'on ne doit s'attacher qu'à celle de Polibe.
9. Dom Joseph Vaissette , Histoire générale de Languedoc. Paris, 1780- 43, 5 vol. in - iblio. On y trouve,
Préface. ^j
tome i'^, note 5, une Dissertation sur l'endroit où Annibal passa le Rhône.
10. Mandajors. Sur le camp d' Annibal au bord du Rhône. Académie des Inscriptions , in-4^ IIL H. 99.
11. Id. Nouvel Examen de la route d'Annibal entre le Rhône et les Alpes. Ibid. V. H. 198.
J'ai rapporté et discuté cette opinion dans un ouvrage dont je donnerai le titre ci-après, au n°. 24.
12. Troisième Mémoire de Mandajors au sujet de la route d' Annibal, dans l'Histoire de la Gaule Narboxinaise. Paris, lySS, in- 12. L'auteur s'y fâche presque contre Tite-Live, avec qui il ne peut se mettre d'accord, en fesant remonter Annibal jusqu'à l'Isère.
i3. Commentaires dn chevalier
Folard sur Polibe^ avec la traduction
. çle dom Thuillicr. Il y adopte l'opi-
xij Préface,
iiion de Mandajors. L'abrégé de ces
commentaires parut en 1754.
14. Panégyrique de la ville d'Arles, par le père Fabre, de Tarascon, grand-carme. 1748, in-8^ Voyez-en l'extrait dans le Journal des Savans de 1744, pages 667 et suivantes. L'auteur prétend dissiper toutes les contradictions des historiens et des commentateurs, à ce sujet, en distinguant le point où Tarmée carthaginoise arriva au Rhône, de celui où elle passa ce fleuve.
i5. Histoire de la guerre des Alpes, ou campagne de 1744, par les armées combinées d'Espagne et de France, commandées par S. A. R, rinfant don Philippe, et S. A. S. le prince de Conti, où l'on a joint l'histoire de Goni, depuis sa fondation, en 1120, jusqu'à présent. Par M. le marquis de Saint - Simon, aide-deeamp de S. A. S. le prince de Conti. ,
Préface. xîij
A Amsterdam, chez Marc Michel Rey. 1770, in-4''.
On trouTe dans cet ouvrage plusieurs cartes curieuses. L'auteur y traite du passage des Alpes par Anuibal. Il ne le fait point passer à Briançon, mais à Barceîonnette et au pié du Mont-Viso. Annibal traverse ainsi la Durance, comme le dit Tite- Live, ce qu'il ne ferait pas s'il passait par Briançon , comnae on le voit par la carte dessinée par d'An ville, dans le sistème de Mandajors. Car on peut dire que ce n'est pas traverser une rivière, que de la traverser à sa naissance, lorsque son cours n est pas formé.
16. Grosley, nouveaux Mémoires sur l'Italie, par deux gentilshommes suédois. (Journal des Savans, 1766, octobre, page 146). Il est pour le Mont-Cenis.
17. OEuvres diverses de M. Abauzit, contenant ses écrits d'antiquité ,
àvV Préface,
de critique et de géographie, tome second. A Amsterdam, chez E. Yan- Harrevelt, lyyS. On y trouve, page
i5i, une
Dissertation sur le passage des Alpes par Annibal, selon Tite - Live.
Cet ouvrage est court, et a le mérite 1 de renfermer beaucoup de choses en peu de mots. Il veut faire passer Içs. Alpes par Annibal au Mont-Cenis, et ne s'en occupe que parce qu'il n'a^ vait pas trouvé Tite-Live bien expliqué avant lui. Mais il ne paraît pasi même avoir connu les trois dissertations deMandajors* Il parle, p* i63,' de l'opinion de Cœlius Antipater qui fait passer Annibal par le Cremonis:
jiigmn^ c'est-à-dire, selon lui, le petit Saint-Bernard , et ajoute que cette explication pourrait s'accorder avec l'opinion commune. Mais il n'a point distingué le passage d'Asdrubal de celui d' Annibal.
i8. Itinéraire des routes les plus
Préface, xi^
fréquentées , sixième édition , par L.
JDutens. Paris, 1788, in- 12.
L'auteur, page 274, a fait graver le lieu de la bataille de Trasimène. Il distingue la route de Polibe et celle de Tite-Live. 11 est d'accord aA'ec le chevalier Folard , en disant que dans toutes les Alpes , il n'y a qu'une seule montagne, près le coldeFenestrelles, d'où l'on puisse montrer à une armée la plaine de Lombardie. C'est celle- que Ton voit sur ma carte auprès à'Oceluni.
19. Essais historiques sur le mont Saint-Bernard , par Chrétien de Loges, docteur de Montpellier, 1789, in-i2.
Il est pour le grand Saint-Bernard, et critique vivement Tite-Live.
20. Denina, Essai sur l'Histoire des Alpes, et les chemins qu'y ont fait Annibal, Pompée et César: dans les Mémoires de Berlin, 1790-92.
Mém. , page 465.
œpj Vréface,
21. Wliithaker (i). The course qf Mannibal iwer the Alp^: ascertained.
Londres, 1794, 2 vol. in-8°.
Un savant aniijlais ( sir Roger Newdigate), qui avriit franchi deux fois 1 les Alpes , ayant lu Texplication que le docteur Wilhaker donne du passage d'Annibal à travers ces montagnes, a cru reconnaître évidemment que le sistême de cet auteur était inadmissible sur quelques points de la route prétendue du héros carthaginois, particulièrement lorsqu'il le conduit de Lion à Genève. L'expli- j cation de Newdigate , à ce sujet, con- j duit Annibal de Lion à Seissel , en remontant le Rliône ; de là , par Mar- j tigny , au grand Saint - Bernard , et dans le val d'Aoste; il avait dessiné les vues de cette route dans ses voya-
(i) Cité par Slvuve, Eibl. hist., édit. de Meusel, XI , 1 , 19. Voyez aussi l'article Newdigate , daa» Chalmers, Bhgroph, Dictiçnary, tome a3.
Préface. xpi]
ges. Il est mort en 1806. Il est évident que les deux auteurs anglais ont fait la même faute que M. de Luc. Ils ont donné pour la route d' Annibal celle qu'a suivie ou pu suivre Asdrubal.
22. Villars, Mémoire envoyé à rinstitut : Notice des travaux de la Classe de littérature, lue le i5 vendémiaire an 10. (Mémoires des Sociétés savantes, II, 66.)