Histoire des campagnes d'An
nibal en Italie pendant la deuxième
ocnij Préface.
guerre punique, suivie d'un abrégé de la Tactique des Romains et des Grecs, et enrichie de plans et de cartes topographiques tirées des matériaux les plus exacts qui existent surTItalie, par Frédéric Guillaume, général de Brigade. A Milan, de l'imprimerie royale, 3 volumes in-4°, et un Atlas, 1812.
Il est singulier que l'éditeur de cet ouvrage n'ait pas connu le nom de l'auteur, qui est M. Guillaume de Vaudoncourt.
2.6, De Rivaz. Mémoire pour prouver que le passage d'Annibal a eu lieu au grand Saint-Bernard. ( Moniteur du 3o décembre i8i3).
27. Mémoires bibliographiques et littéraires. — par Ant. Fr. Delandine , à Lyon • — in-8" , p. 1 26.
De quel côté Annibal parvient - il des Gaules en Italie ?
L'auteur soutient dans cette courte dissertation contre son collègue de
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l'académie de Lion, M. Guerre, avocat, qu Annibal, après avoir passé le Rhône^ a remonté ce fleure jusquà Lion, opinion absurde, puisqu'il a lait ce trajet tout au plus en quatre journées avec cinquante mille hommes , neuf mille chevaux et trentesept éléphans, ce qui serait impossible, vu la distance et le passage des rivières.
28. Histoire du passage des Alpes par Annibal, dans laquelle on détermine d'une manière précise la route de ce général, depuis Carthagène jusqu'au Tésin, d'après la narration de Polybe, comparée aux recherches faites sur les lieux; suivie d'un examen critique de l'opinion de ïite- Live et de celles de quelques auteurs modernes; par J. A. de Luc, fils de feu G. A. de Luc , membre de la société de physique et d histoire naturelle de Genève, et de la société historique des sciences naturelles. Avec
XX Préface.
une carte. Genève, J.-J. Paschoud, imprimeur - libraire. Paris, même maison de commerce , rue Mazarine, n^ 22. 1818, in-8°.
M'étant fort long-tems occupé du passage des Alpes par Annibal, et ayant imprimé sur ce sujet une dissertation fort étendue (i) , j'ai lu avec beaucoup d'attention et d'intérêt Tou- Trage dont il est question, qui est écrit avec clarté et avec méthode. Je ne dissimulerai pas que mes préventions étaient entièrement contraires à l'auteur. La seule lecture de son titre où il suppose qu'un historien qui parlait à une nation qui avait fait cent ans la guerre dans les Gaules, qu'elle avait conquises, avait commis une erreur très - grave ; la seule inspection de la carte qui suffit pour faire voir qu un général aussi instruit qu'Annibal n'a pu s'écarter
(i) Voyez ci-dessus , n°. 24.
Préface, œxj
fort inutilement de cent cinquante lieues pour se rendre au point auquel il voulait arriver, suffisaient pour motiver ce sentiment. Lorsque j'ai vu cependant M. de Luc fortifier par de nouvelles preuves Topinion que j'avais énoncée sur le lieu où Annibal a passé le Rhône , je me suis félicité de m'être trouvé d'accord avec un auteur qui avait suivi une marche si différente de la mienne , et qui ne paraît pas avoir eu la moindre connaissance de mon ouvrage; mais quand je l'ai vu ensuite adopter Terreur qu'avait commise d'Anville, alors fort jeune, en formant une prétendue île des Allobroges qui n a jamais existé, tandis que j'avais montré à cet habile géographe, dans sa carte du comté Vénaissin, cette même île telle qu'elle était décrite par Polibe et par Tite-Live , je me suis vu réduit à ne pouvoir prendre confiance dans cette longue route que parcourt M. de
:icxij Tréface,
Luc avec tant crassurance le compas à la main. Polibe ne nomme pas les liens, parce que les noms n'étaient pas connus de son tems; mais ils l'étaient quand Tite-Live a écrit; et si ce dernier avait différé de cent cinquante lieues sur la longueur du voyage d'Annibal , il aurait du moins pris la peine de citer l'autorité qu'il préférait à celle de Polibe. Les Alpes que ce dernier a visitées ue peuvent être que la route du Mont-Genèvre , seule fréquentée de son tems ; c'est la seule qu'il ait pu avoir en vue , et Tite-Live n'a fait que le commenter. M. de Luc reconnaît, page 283, qu'encore du tems de Strabon , la voie romaine passait par le Mont - Genèvre, et Strabon lui-même, dit, en citant Polibe, qu'Annibal a suivi cette route. Les modernes peuvent avoir différé d'opinion sur ce sujet; ils ne sont que trop portés à disputer sur les faits de l'antiquité les mieux constatés;
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mais les anciens ne peuvent qu'avoir été tous cVaccord sur le passage d'Annibal, et c'est ce que personne ne prouvera mieux que M. de Luc , s'il veut étudier ce fait en écartant l'opinion d'un Anglais beaucoup moins instruit que lui , qui est celle qu'il a bien voulu se charger de soutenir.
29. Annales encyclopédiques rédigées par A, L. Millin, membre de l'Institut dans l'académie royale des Belles -Lettres, chevalier de Tordre royal de la légion d'honneur, conservateur des médailles , des pierres gravées et des antiques de la bibliothèque du Roi, professeur d'archéologie des académies impériales de Moscou , de Wilna , de Gorfou ; des curieux de la nature à Erlang -, des académies royales de Dublin, de Munich, de Turin, de Goèttingue, de Berlin, de Nazies et de Lucques; des sociétés linnéenne de Londres, minéralogique d'Iéna, des sciences
a.-xiu Préface.
physiques de Zurich, pontanienne et d'encouragement de Naples; d'agriculture de Troja-, des beau^-arts, columbaire , et de celle d'agriculture de Florence; de celle de Pistoja et du val d'Arno ; de celles des antiquités de Copenhague, d'archéologie de Rome *, de celles de Lyon, Rouen , Abbeville, Boulogne, Poitiers, Niort, INîmes, Marseille, Avignon, Alençon , Caen, Grenoble, Golmar, Nanci, Gap , Strasbourg , Maïence , Trêves , Francfort, Nantes, Soissons, Lille, Evreux et Mâcon. Année 1818, tomo IV, à Paris, in-8% n^ 12.
C'est page 148 de ce volume, que M. Millin a inséré le jugement que j'ai porté sur l'ouvrage de M. de Luc, 3o. Bibliothèque universelle des sciences , belles - lettres et arts , faisant suite à la bibliothèque britannique , rédigée à Genève par les auteurs de ce dernier recueil , tome huitième, troisième année ;>
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littér. — A Genève , de rimprimerie de la Bibliothèque universelle, in-8°.
3V°dejuini8i8.
. C'est à la page 187 de la partie littéraire que l'on trouve un premier article de l'extrait de l'ouvrage de M. de Luc (n\ 28). Il est naturel que l'auteur ayant écrit à Genève , où s'imprime ce journal, on y ait été un peu indulgent pour lui. Cependant il est difficile de comprendre comment MM. les lédacteurs qui ont fait, p. 149 et p. i5o, deux notes sur un mémoire qui leur était vraisemblablement envoyé , n'ont pas été plus favorables à Tite-Live qu'ils ont sacrifié à Polibe, au lieu de concilier ces deux auteurs, comme je l'ai fait. Je réponds au reste : d'une manière détaillée dans la Dis* . sertation qu'on va lire , aux raison- - nemens contenus dans cet article.
3i. Annales des faits militaires, faisant suite aux Victoires et Conque-
xxvj Préface.
tes des Français, de 1792 à 181 5j par MM. Barbié-Dubocage, Bardin, Beauvais , Bemhard , Berton , Cadet de Gassicourt, Calmet-Beauvoisin, Carrion-Nisas, Esménard, Fournier, Gai], Goujon, Guingret, JuUien, Langlès, Laurent, Millin, Parisot, Percy, Saint - Aubin, Thiébault, Vaidy, Viennet. — Tome premier.
Paris , C. L. F. Panckoucke , éditeur.
— 181 8, sixième, septième et huitième cahier.
C'est dans ces trois derniers cahiers que se trouve un mémoire auquel j'ai répondu dans le douzième cahier de ce même journal, décembre 1818.
32. Nouveau Dictionnaire français, par M. le comte de F. - P. , auteur de l'Examen de trois ouvrages sur la Russie, des Conversations entre deux Gobemouches, etc. 181 8, in-8°.
J'ai fourni pour cet ouvrage Tarticle Passage des rivières et des montagnes , que j'ai fait tirer à part avec
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des additions et des corrections. C'est la première édition de la Dissertation qui est publiée de nouveau ici.
33. Recherches sur la géographie ancienne et les antiquités du département des Basses- Alpes ; par D. J. M. Henry. A Forcalquier, chez Henri Gaudibert, imprimeur, 1818. 248 pages in- 8°. avec un errata et cinq planches gravées.
On trouve dans ce volume, p- 3g, une tradition curieuse qui s'accorde avec ma manière de tracer la route d'Annibal, que l'auteur n'a cependant pas connue. Aussi cette tradition lui paraît - elle suspecte. C'est qu'un général romain fut envoyé sur la route de Sisteron à Gap, pour s'opposer au passage d'Annibal.
34. Journal des Savans, janvier 1819. A Paris, de Fimprimerie royale, in-4^
On y trouvera , p. 22 , un article où M. Letronne achève de renverser
xxi^iij Préface.
le sistême de M. de Luc sur le passage d'Annibal ; mais au lieu d'adopter le mien, il en imagine un nouveau par lequel il fait marcher ce général carthaginois avec son armée dans une route où ni Annibal ni aucune armée n'a jamais pu passer.
La carte qu'il a fait graver pour cet objet est en tête du numéro de février.
35. Journal des débats politiques et littéraires, in-folio. Paris, imprimerie de Le Norman t. W. du Dimanche, i3 février 1820.
Dans cette feuille, M. Hofmann, en parlant du nouveau Dictionnaire français ( n°. 82 ) , y distingue mon article sur le passage d' Annibal, dont il parle avantageusement.
36. Dissertation sur le passage des rivières et des montagnes; et particulièrement sur le passage du Rhône et des Alpes par Annibal, Tan 218 avant Tère chrétienne j seconde édi-
préface. xxîx
tion, accompagnée d'une carte qui représente la marche d'Annibal, depuis Nîmes jusqu'à Turin. A Paris, chez Treuttel et Wûrtz , libraires, avril 1819. in-8°.
37. Journal de Savoie , feuille politique , religieuse , littéraire , et contenant ce qui intéresse l'agriculture et les arts. Vendredi, 27 août 181 9 (n"". 35), IV année. Chambéry, in-8\
On trouve page i3 de cette téuille l'annonce d'un livre de M. J.-J. Roche , ancien secrétaire de l'Intendance, directeur des salines de Moûtiers, où Ton trouve quelques observations ,sur le passage d'Annibal, lorsqu'il pénétra en Italie. Cet ouvrage est intitulé : INotices historiques sur les anciens Centrons. C'est dans le chapitre 6, qu'en adoptant sur quelques points le sistème de M. de Luc , il s'en écarte sur d'autres. Il pense, par exemple , que la ville prise par Aaliibal à l'entrée des Alpes, n'est pas
^^^ Préface.
Chambéri , mais Darentasia» Ce n'est pas plus Tune que Fautre, et la lec* ture attentive de Tite-Live fait voir que cette ville est Gap , ainsi que je crois l'avoir prouvé dans cette Dissertation.
38. Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres et arts , faisant suite à la Bibliothèque britannique, rédigée à Genève par les auteurs de ce dernier recueil, tome douzième, quatrième année, littér. A Genève, in-8°. N^ de novembre 1819.
Je suis cité par M. de Luc, p. 276 de ce journal , dans sa réponse à M. Roche, qui veut aussi qu'Annibal ait passé les Alpes au petit Saint- Bernard , malgré Strabon , Tite-Live et Polibe lui-même, mais qui n*est pas d'accord avec M. de Luc sur les détails de cette marche : ce qui n'est pas étonnant dans une opinion purement hipothétique. H y a ensuite un
Préface. xxaj
précis de deux voyageurs anglais favorables à M. de Luc, et condamnant Tite-Live sur ses exagérations, comme si le nom delà Durance, Druentia, écrit par cet historien, pouvait être considéré comme une exagération. M. de Luc, p. 281, promet une seconde édition de son ouvrage sur ce sujet. Ilaura bien des rectifications à y faire. La plus importante et la plus nécessaire sera de distinguer le passage d'Asdrubal de celui d'Annibal. Ce dernier a certainement eu lieu par le Mont-Genèvre; Tautre peut très-bien s être fait par le petit Saint-Bernard.
39. Passage d'Annibal sur les Alpes, avec une carte , dans le Morgen- 6Zfl^^ de février 1820, Stuttgard^ Cotta, in - 4°.
Je ne me flatte nullement d'être parvenu à connaître tout ce qui a été publié sur le sujet dont je m'occupe ici : mais je crois pouvoir assurer que
xxxij Préface*
je n'ai rien négligé pour connaître la
vérité et qu'elle seule a été mon
guide.
Paris, 24 septembre 1821. ,
Le Comte de F d'U. . .1