‹ Dissertation sur l'emploi des bandelettes agglutinatives dans le traitement des ulcères atoniques des jambesChapitre 5 sur 9 · I.* 8 OBSERVATION · texte numérisé non relu

I.* 8 OBSERVATION

Martin Mulet, commissionnaire, âgé de soixante ans, d’une bonne constitution , portait un ulcère qui s’est renouvelé chaque année depuis quinze ou seize ans , et pour lequel il passait presque tous les hivers à l’Hôtel-Dieu ou à l’hôpital Saint-Louis. Cet ulcère, situé à la partie moyenne et interne de la jambe gauche , d’une forme ronde et d’un pouce et demi de largeur, n’a jamais été aussi considérable qu’en 1816, le malade ayant continué son travail l’hiver dernier, au lieu d’aller réclamer des secours, comme il avait coutume de faire. Chaque année, il est sorti guéri à la suite de traitemens dont le terme moyen était de trois mois. La méthode curative mise en pratique) a toujours consisté en émolliens , auxquels ont succédé la charpie sèche et les bandelettes de cérat. Le jour de l’entrée du malade à l’hôpital de la Pitié (3 septembre 1816), l’ulcère était peu douloureux, profond, blafard, sans fongosités ; ses bords, élevés, durs, blanchâtres , étaient coupésà pic ; il versait unichor limpide, abondant, d’une couleur rousse. Les cataplasmes émolliens ont été appliqués jusqu’au t 6 septembre, premier jour de l’emploi des bandelettes agglutinatives. Le i 5 du même mois , deux petites ulcérations placées en dehors , et plus élevées que l’ulcère principal, étaient totalement cicatrisées. Celui qui nous a seul occupé dans le cours de l’observation avait perdu un tiers de

sa largeur; les bords étaient de niveau avec la plaie, bien disposée à la cicatrice ; le pus avait tous les caractères du pus louable. Au i. er octobre, la plaie avait à peine la largeur d’une lentille; sa cicatrisation fut parfaite le 4« Le malade est sorti de l’hôpital le to octobre, avec promesse de faire usage d’une guêtre de coutil ou d’un bandage roulé.

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