X. Comme les causes efficientes sont les
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seules qui produisent véritablemeritles effets, ce sont les seules qui, dans le sens strict, méritent le nom de causes. Cependant, dans un sens plus étendu, on a appelé causes les choses qui avaient de l'influence dans la production des effets : ainsi, on a nommé causes occasionelles , les choses à l'occasion desquelles la causé efficiente agit ; et de même on a appelé causes finales , les fins, le but quelle se propose dans son opération. La cause efficiente de la construction d'une maison- est l'architecte; la cause finale, l'habitation des hommes. La cause finale suppose donc une intelligence, une volonté, un but dans la cause efficiente. Les athées soutiennent tous qu'il n'y a point de cause efficiente dans l'ordre du monde, et que le?
diverses relations desêtres, leur concours aux mêmes effets, ne sont nullement un indice tlé causes finales. Mais ijuand il s'agit d'assigner le principe de cet ordre, l'origine de -toutes ces diverses relations, ils se divisent au moins dans les termes. Les anciens attrifcuâJerft au hasard les phénomènes de la nature-; les modernes disent que ce sont les résultats de la nécessité. Il n'a f>as été imaginé, par aucun d'eux, de troisième cause de l'ordre du monde ; ainsi, quand noos aurons ^montré l'absurdité de cesi deux systèmes,
SUR l'existence de dieu. lof
nous les aurons tous réfutés, et il res'era certain que les merveilles de la nature sont • l'œuvre d'une puissance supérieure.
XI. En premier lieu, le hasard ne peut être une raison suffisante de Tordre du monde.
Le hasard suppose un effet, et par conséquent une cause ; mais il suppose une cause qui ignore l'effet qui résultera de son action, et qui n'en a pas le projet. Je jette avec un cornet trois dés ; ce n'est point par hasard que ces dés sortent du cornet, puique j'ai su et voulu cette sortie ; mais c'est par hasard que j'amène rafle de six, puisque j'ignorais ce que produirait la projection des dés. Si je m'étais servi de dés pipés, il n'y aurait plus aucun hasard, parce que la combinaison aurait été prévue et arrangée par moi. Le hasard n'est donc pas un être ; il n'est autre ohose que la négation de connaissance et de dessein dans une cause : on ne peut donc pas dire qu'il est la raison suffisante de l'existence de quoi que ce soit 5 une pure négation ne peut pas être un principe d'existence; il est absurde d'imaginer que ce qui n'est pas procure l'être (62).
Ce système du hasard présente deux absurdités : que l'ordre du monde se soit formé, et qu'il se maintienne par hasard.