V. D'abord il se connaît pleinement
toujours présent* à lui-même, il n'est pas possible qu'il n'ait pas de soi une connaissance intime. D'ailleurs qu'est-ce qui l'empêcherait de se comprendre lui-même? Ce ne pourrait être que le même motif qui nous dérobe sa connaissance entière, l'infinité de ses perfections : de cela même qu'on l'admet infini en perfections, il ne peut pas être fini en intelligence.
Vf. Quant à ses créatures, il les connaît aussi toutes pleinement ( 1 1 2). Il ne les a sûrement pas faites sans les connaître ; il connaît à fond jusqu'à leurs essences (n 3), leurs relations avec les autres êtres : c'est lui qui a donné à tous les êtres leur cons»
titution, qui les a faits tels, et non autres; qui en même temps leur a assigné leur place, a fixé leur destination, les a tous coordonnés les uns aux autres. At-ii pu faire tout cela sans savoir ce qu'il faisait?