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bien plus puissante qu'on ne se le figure, en resserrant ses bornes aU petit territoire de Rome, ou de quelques petites villes des environs, ce sont les ouvrages que Tarquin l'Ancien entreprit et qui étaient dignes d'un grand roi.
Ce fut lui qui entreprit et qui acheva les cloaques de Rome S ouvrage qui, malgré l'usage sale auquel il était destiné, se faisait encore admirer dans le comble de la gran* deur et de la magniticence romaines. On peut juger de ce que devait en avoir coûté la construction, par le prix auquel les censeurs s'accordèrent avec des entrepreneurs, auxquels on paya mille talents pour les réparer et les nettoyer. Ce fut encore Tarquin I" qui fil environner Rome de fortes murailles de pierres de taille. Ce fut lui qui bâtit le grand cirque qui contenait cent cinquante mille personnes, et dont Denys d'Halicarnasse nous donne la description. Il entreprit encore de bâtir le Capilole ; mais la mort le prévint avant qu'il pût en jeter les fondements. Tous ces ouvrages font croire qu'il devait avoir élevé bien haut la puissance romaine, et que Rome devait être dès lors très-peuplée et très-riche pour pouvoir fournir à de si grandes dépenses, si l'on pouvait faire fond sur ce qu'en rapportent les historiens. Tite-Live attribue^ à Tarquin le Superbe la construction de la grande cloaque; mais Denys d'Halicarnasse et Pline ^ en donnent l'un et l'autre la gloire à son aïeul; et, selon Tite-Live* lui-même, il en avait déjà fait une partie.
Quoiqu'il en puisse être du véritable auteur de ces ouvrages somptueux, je pense que ce qu'on nous dit du haut degré de gloire et de puissance auquel Tarquin l'Ancien est parvenu, et de la magnificence des bâtiments qu'il entreprit,