Annales Pontificumy Annales Maximi
DE L'iySTOlRE ROMAINE. 37
titude que* lui suppose Cicéron, avait existé, les plaintes que font les anciens historiens étaient bien mal fondées, puis- , qu'ils trouvaient dans ces Annales une histoire suivie et chaque fait rangé sous sa date.
• Il est vrai que Gioéron nous en donne une idée â vanta gêuse^ Erat enim historia nihil aîiiid, nisi Annalium tonfectio : cujus rei memoriœque- retinendœ causa ^ ab initio rerum Romanarunij iisque ad P. Mucium Pontifi-
• cem Maximuin, res omnes singulorum annorum mandàbat litteris Pontifex Maximus, Efferebatque in Albùm^ et proponebat tabulam domi^ potestas ut esset populo
• cognoscendi : ii qui etiam iiunc Annales Maximi vo^ cantur, — « L'histoire n'était autre chose que le soin de « ranger les événements par années. Pour cet effet, et « pour conserver la mémoire de ce qui arrivait, le grand c< pontife avait soin d'écrire les événements de chaque « année; et cette coutume s'était observée depuis le com- « mencement de Rome jusqu'au pontificat de P. Mucius. « Il les écrivait sur une table blanchie, et les exposait dans c( sa maison pour que le peuple pût s'en instruire et en .« juger : c'est là ce qu'on nomme les Grandes Annales. »
Nous avons encore un passage du grammairien Servius, qui n'est pas moins curieux, et qui entre encore dans un plus grand détail sur la manière dont se dressaient ces Annales ^. Ita etiam Annales conficiebantur^ tabulam dealbatam quotannis Pontifex Maximus habuit^ in quâ, prœscriptis Consulum nominibus, et aliorum magistratuum^ digna memoratu notare consueverat ^ domi, militiœ^ terra ^ mariy gesta per singulos dies, Cujus diligentiœ annuos Commentarios in octoginta libros Veteres retulerunt, eosque a Pontificibus Maximis^aquibus fiebant, Annales