‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 36 sur 227 · Lib. 1, p. e · texte numérisé non relu

Lib. 1, p. e

m. Tout ce que Ton trouve cité dans quelques auteurs, SOUS le nom de Grandes Annales^ bien loin de confirmer Topinion avantageuse que Cicéron et Servius nous en donnent, ne sert qu'à les décrier et à nous les faire considérer comme un ramas de fables et de contes, et par conséquent comme un ouvrage supposé. Si ce queJJenysd'Halicarnasse cite sous le nom d^Upal AéXTci* ou de Livres sacrés faisait partie de ces Annales des Pontifes^ nous n'en concevrions pas une idée fort avantageuse, puisqu'il paraît que ce n'était qu'un recueil de fables, et que c'est aussi sur ce pied-là que cet auteur les cite. Il cite encore ailleurs^ quelque chose des Livres des Pontifes; mais je ne crois pas qu'on en veuille inférer que ce fait soit tiré des Grandes Annales; car s'il était vrai que ce fait y eût été inséré, il en donnerait assez mauvaise opinion. L'auteur de l'Origine des Romains cite deux fois le IV' livre Aq?> Annales des Pontifes'^ ^ et diverses fois les Livres des Pontifes^ mais ce n'est que sur des faits fabuleux et antérieurs même à la fondation de Rome. Aulu- Gelle cite le XP livre de ces mêmes Annales*, mais ce n'est point sur quelque trait d'histoire intéressant, sur quelque fait important. C'est sur des choses fabuleuses, indignes d'occuper une place dans l'histoire. Sénèque cite les Livres des Pontifes sur un fait^ mais il les cite d'une manière qui fait voir qu'il ne les citait que sur la foi d'autruï, et que môme il n'y faisait pas grand fond. Convenons donc que ce que nous trouvons cité de côté et d'autre des Livres ou Annales des Pontifes, non -seulement ne peut convenir à un ouvrage composé avec cette exactitude que Cicéron et

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