Àd Atiie,, Mb. YI, epist. i
destructeur de Numance, pour celle de son bisaïeul, Scipion Nasica, distingué par un troisième surnom de Seràpio. L^inscription de cette statue ne portait apparemment que
P. Scipio Cens.
et par conséquent pouvait convenir à tous ceux de ce nom qui avaient été censeurs. Scipion Metellus plaça cette statue parmi celles de ses ancêtres, en y ajoutant le surnom de , Serapio, qu'avait porté son bisaïeul, auquel il crut qu'elfe appartenait. Cela aurait été pardonnable à un étranger, mais Cicéron ne pardonne pas à Scipion Metellus d'avoir ignoré que son bisaïeul n'avait jamais été censeur, et que, par conséquent, cette statue ne pouvait pas être de lui : outre qu'il aurait pu reconnaître que cette statue, qui était dans le temple d'Ops, ressemblait par la taille, l'habillement ôt l'anneau, à une autre placée dans le temple de PoUux, qui était incontestablement de Scipion Émilien. Cet exemple suffit pour nous faire juger combien il était facile de tomber dans l'erreur à l'égard des statues anciennes; et que ce qu'on en disait était peu sûr, puisqu'il n'était confirmé par aucune inscription contemporaine. J^en donnerai un autre exemple, que me fournit Tite-Live^
Cet historien, suivant, comme il le dit, ceux qui l'avaient précédé, rapporte à l'an 316 de Rome la victoire que lés Romains remportèrent sur les Veïens, dans laquelle Cornélius Cossus tua de sa propre main leur roi Tolumnius, et consacra ses dépouilles dans le temple de Jupiter Férétrien, où Romulus avait aussi consacré celles qu'il avait enlevées à Acron, roi des Céniniens.
Il y avait trois sortes de ces dépouilles, que les Romains