Cap. xxxu , ejusdem librî
de Texercice à quelques criliques TDodenies, pour bien pénétrer sa pensée. En effet, il est bien difficile de le mettre d'accord avec lui-même ; car, paraissant d'abord se rendre à la décision de ce monument, on \oit que, quelques pages plus bas, il n'y a plus aucun égard. Perizonius \ un des plus savants et des plus judicieux critiques de nos derniers temps , à traité cette matière avec beaucoup d'étendue et d'érudition, et s'est efforcé de justifier Tite-Live de cette contradiction. Quelque déférence que j'aie pour les lumières de cet habile homme, après avoir bien pesé les raisons qu'il allègue sur celte question en particulier et à cette occasion pour établir la certitude de l'histoire romaine, j'ai trouvé' qu'elles favorisent plutôt mon sentiment qu'elles ne le combattent. Je dois même avouer ici que ceux qui ont défendu cette histoire avec le plus de chaleur m'ont souvent fourni des armes contre eux-mêmes.
I. Perizonius, pour excuser Tite-Live, soutient que la contradiction qu'on prétend y trouver n'est qu'apparente, et que Tite-Live, n'osant pas réfuter clairement Auguste, s'est contenté de lui opposer le consentement unanime de tous les historiens, comme devant nécessairement déterminer le lecteur en faveur de l'opinion reçue ; que Tite-Live ne considérait .pas ce monument comme assez authentique, pour qu'il dût l'emporter sur une tradition générale ; et que même il y a bien de l'apparence qu'il regardait l'inscription comme beaucoup plus moderne, et comme ajoutée dans les siècles postérieurs.
Il me semble cependant qu'il suffit de jeter les yeux sur ce que dit l'historien, et que j'ai rapporté ci-dessus en marge, pour être convaincu qu'il décide d'une manière formelle en faveur de ce monument.