Mneid.^ lib. V, v. 117 et seq
Sergeste, la maison Nautia deNautes, ele., tous prétendus compagnons d'Ënée qui vinrent avec lui s'établir dans le Latium. La maison Julienne était privilégiée, et descendait d*Énée en droite ligne par Jules Âscagne, son fils. Galba*, qui était de la maison Sulpicia^ patricienne, après s*ôtrè vu élevé à Tempire, plaça dans son vestibule les images de ses ancêtres. On en voyait une suite qui du côté de son père la faisait remonter jusqu'à Jupiter, et du celé de sa mère jusqu'à Pasiphaë, femme de Minos. La maison Anlonia^ prenait pour tige de son origine Anton, un prétendu fils d'Hercule.
Voilà quel était l'entêtement de quelques familles romaines sur l'article de leurs généalogies; et les familles plébéiennes, dès qu'elles se virent admises aux plus hautes dignités de la république , crurent devoir le disputer sur Tantiquité de leur noblesse aux patriciennes mêmes.G'était pour flatter leur vanité sur cet article que, comme le dit Glodius, cité par Plutarque, on avait inventé et forgé quantité de monuments dont la supposition était évidente. G'était en leur faveur, comme le dit Gicéron, qu'on avait inventé de fausses généalogies, afin de faire croire , sur la conformité du nom, que ces familles, originairement patriciennes, avaient passé par adoption dans des maisons plé^ béiennes pour s'ouvrir l'accès au tribunat du peuple, dont les.patriciens étaient exclus. Gicéron, plus réservé que bien d'autres sur cet article, convient que d'autres que lui se seraient, sur la conformité de nom, choisi pour ancêtre un certain Manius Tullius, patricien, qui avait été consul dix ans après l'établissement de la république. La nouveauté de sa famille était peut-être si connue de son temps, qu'elle