De Ltujib ., lib. 1, cap. III
2. Crispas romann primas in hisioria. — Martial, lib. XIV, cp. CXCI.
Urbem Homam, «icut ego accepi, condiüere alque habuere inilio
Trojani qui, Æneaduce, proftigi sedibu» inccrli vagabanlur, cumque bis aborigène*. — Sallu*l. . De Ht.lln Catil,, cap. vu
certitude prendre le dessus. Plutarque, en commençant la Vie de Romulus ', reconnaît formellement qu’on ne s’accordait ni sur celui qui avait fondé Rome, ni sur l’origine de ce nom si célèbre. Combien de différentes opinions Festus ne rapporte-l-il pas 2 sans paraître en préférer aucune? Le grammairien Servius 3 , qui florissait au commencement du cinquième siècle de Jésus-Christ, aime mieux croire que c’est de la ville de Rome que Romulus a pris son nom, que non pas que ce soit lui qui ait donné le sien à cette ville, dont il croit qu’Évandre a été le véritable fondateur. Isidore de Séville \ qui est le dernier que je citerai, n’ose rien définir, et avoue franchement qu’on ne peut rien dire de certain ni de l’origine de Rome, ni de son fondateur, tant il y avait de contrariétés d’opinions sur ce point.
On voit d’une manière sensible, par cette suite d’auteurs que je viens de citer, que si l’histoire de la fondation de Rome, telle que la rapportait Fabius, avait été généralement reçue pendant un siècle et demi, elle ne put tenir contre une critique un peu plus exacte dans un siècle aussi éclairé que l’était celui de Cicéron; et que, dans les siècles suivants, elle se vit de plus en plus décriée. Si les Romains eux-mêmes ont reconnu que ce récit avait l’air fort fabuleux, il n’est pas surprenant que de très-savants hommes parmi les modernes se soient inscrits en faux contre une histoire si fabuleuse. Dodwell \ ce savant critique, a montré clairement qu’il n’y avait rien de plus incertain que l’his-
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çpEÙaiv Plut., in Romuto.