I . Lili. I , p
logie', qu'on sait exactement la durée du règne de chaque roi ; et c'est cependant ce qu’il y a de plus incertain. Il aurait fallu commencer par la prouver sur le témoignage de quelque historien ou de quelque monument coQtemporain. Comme on ne leur en voit alléguer aucun, quel fond peut-on faire sur leur chronologie, puisque tout ce que l’on débite des règnes des rois de Home est destitué de preuve?
Mais, en accordant que la chronologie de Denys d’Halicarnasse est fondée et qu’elle est appuyée sur des preuves claires et évidentes, dès qu’on examine avec atten#on son sentiment, on trouve qu’il y a eu de l’erreur dans ses calculs et que les modernes, en adoptant ce qu’il y avait de fautif, l’ont abandonné lorsque son calcul était juste. Après avoir assigné deux cent quarante-quatre ans de durée aux règnes des sept rois, il se sert, pour fixer l’espace de temps qui s’était écoulé depuis le régifuge jusqu’à la prise de Rome par les Gaulois, d'un monument auquel il donne titre de Mémoires des censeurs, et dont j'ai parlé dans là première partie de cette dissertation 2 . Dans un de ces mémoires, il avait trouvé que le cens qui s’était fait sous le consulat de L. Yalerius Potitus et de T. Manlius Capil» linus était arrivé l’an 119 après le régifuge. Ce fut l’année suivante que les Gaulois firent leur invasion en Toscane, et Denys d’Haticarnasse remarque que cette année concourait avec l’an premier de la XCVIII* olympiade et l’archontat de Pyrrhion à Athènes. Ce fut l'année d’après que Rome fut prise par les Gaulois; et cette année, selon Denys d’Halicarnasse, est la cent vingt-unième depuis le régifuge et la seconde de la XCVIII' olympiade. Ces cent vingt-un ans, ajoutés aux deux cent quarante-quatre assignés à la durée des règnes des sept rois, fixent ce grand événement à