De Doctrina temp., lit). IX. oap. lii
ont avancé cet événement de deux ou de*tr©is ans; de sorte que, pour le remettre à sa véritable place, il |put renverser toute la chronologie reçue. «
Denys d’Halicarnasse 1 nous assure que presque tous les auteurs convenaient que l'invasion des Gaulois dans la Toscane tombait sur Tan premier de la XCYIIT olympiade, sous Tarchontat de Pyrgion ou de Pyrrhion. Celte année, ils attaquèrent Clusium et, Tannée suivante, ils marchèrent contre les Romains et détruisirent Rome. Dodwell 2 se trompe donc, de même que Casaubon, lorsqu'ils assurent que Denys d’Halicarnasse place ce grand événement un an plus tôt que Polybe. Ces deux historiens conviennent parfaitement, puisque le dernier nous dit 3 que Tannée où les Gaulois se rendirent maîtres de Rome était la dix-neuvième après la défaite des Athéniens auprès de la rivière de la Chèvre, seize ans après la bataille de Lcuclres, Tannée même que fut conclue la paix d'Anlalcidas, entre les Perses et les Grecs, et que Denys, roi de Syracuse, après avôir vaincu les Grecs, assiégeait Reggio. Tous ces caractères se réunissent à Tan second de la XCYIII' olympiade, qui est le même que celui * que Denys d’Halicamasse assigne à la prise de Rome. Stràbon 4 répète les paroles de Polybe. Diodore de Sicile 5 place aussi sous la même année Tarchontat de Théodolc à Athènes, la prise de Rome et la fameuse paix d’Antalcidas. Trogue-Pompée * joint aussi ces deux événements. Hic antius non eo tantum insignis fuit, gaod repente pax tota Gracia facta est ; sed ctiam eo quod eodem tempore