‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 121 sur 222 · Lie., lib. IX, cap. xuv · texte numérisé non relu

Lie., lib. IX, cap. xuv

DE L’HISTOIRE ROMAINE. 175

encore deux consulats peu sûrs, et qu'on pouvait sans scrupule retrancher des fastes, pour ne point déplacer un événement dont la date avait été fixée par tous les caractères de chronologie qui peuvent la rendre bien çûre. On voit aussi que les Fastes postérieurs à la prise de Rome ne sont pas encore assez sûrs pour que, sur leur autorité, nous refusions d’ajouter foi à des auteurs aussi graves que ceux que j’ai cités sur l’époque de la prise de Rome. J’en pourrais peut-être donner encore d'autres preuves, mais je crains de ne m’être déjà que trop avant engagé dans des discussions chronologiques.

Je pense, qu’après tout ce que je viens de dire, on ne pourra disconvenir que tout ce qui regarde la fondation de Rome par Romulus ne soit très-incértain et destitué de toutes les preuves nécessaires pour en établir la vérité d’une manière solide. Il en est de même de l’époque de la fondation de cette fameuse ville, dont non-seulement il n’est pas possible de fixer l’année, maismême très-difficile de prouver à quel siècle il la faut rapporter.

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