Comparai son (1rs Grands Hommes, p
PE I/HÏSTOIHE ROMAINE.
sont à proportion aussi enveloppés d’épaisses ténèbres, parce que la plupart des Étals ont été peu considérés dans leur origine, ils le sont encore par le peu d'application que les peuples ont donné aux sciences dans ces commencements. S’ils ont été grossiers et ignorants, il n'est pas surprenant que leur histoire en souffre.
Or on sait que les Romains ne commencèrent à cultiver les sciences qu’asscz avant dans le sixième siècle de Rome, et encore ces commencements furent-ils bien faibles, (la ton , relui dé son temps qui s’y était le plus appliqué, et qui peut-être y avait le mieux réussi , s’opposa de tout son pouvoir à leurs progrès.
Il ne doit donc pas paraître étrange que l'ancienne histoire de Rome se trouve obscure, puisque personne n'était capable de l'écrire, ni d'en transmettre les événements à la postérité par des mémoires sûrs et exacts. Rarœ per ea tempora littera; : « On faisait peu d'usage de l'écriture « dans ces temps-là, » dit Tite-Live, en parlant de la tin du quatrième siècle de Rome 1 . Il faut qu'en effet on prit bien peu de soin, dans ces temps-là, de conserver le souvenir des événements, puisqu'on se contentait, pour toutes annales, d’enfoncer tous les ans un clou dans la muraille dit temple de Jupiter Capitolin, et que c’était là toute la ressource qu’on pouvait avoir pour fixer la chronologie. C’est le même historien qui nous l’apprend * dans le même endroit, et cela est encore confirmé par Feslus 5 .
C’est à quoi se réduisait tout ce qui pouvait servir de base à l’histoire de ces premiers siècles, et de règle pour fixer les dates chronologiques. Encore si cet usage avait Pté pratiqué constamment depuis la fondation de Rome, il