Ah mol Claviu
12 INCERTITUDE DES l'KEHlEKS SIECLES
aur lit été d'une grande utilité pour en fixer la véritable époque. Mais outre qu’il ne pouvait être plus ancien que le temple dans lequel la cérémonie se pratiquait, et qui était celui de Jupiter Capitolin, dont la dédicace ne se lit qu'après que Tarquin le Superbe eut été détrôné; on voit par l’historien même 1 que cette coutume avait souffert une assez longue interruption. On la renouvela à la fin du quatrième siècle de Rome. Ce n'est pas qu’on eût trouvé quelque monument ou quelque rituel qui en fit mention ; car on faisait si peu d'usage des lettres qu'on n’avait ni livres ni monuments. Ce ne fut que sur une tradition presque oubliée, ex seniorum memoria répétition.
Ces clous ne purent donc plus être d’aucun usage pour / tixer les dates, puisqu’on ne savait pas au juste combien d’années cette pratique avait été interrompue. On ne pouvait non plus retirer beaucoup d’utilité des Fastes ou registres des magistrats, puisqu'ils étaient défectueux, et si différents les uns des autres qu’il était impossible de les concilier. D’ailleurs, comme l’on faisait peu d'usage de l’écriture à Home à la fin du quatrième siècle et même au commencement du cinquième, il est à présumer qu’on n’a commencé à dresser ces Fastes qu’après ces temps-là , et que c’est par là même qu'on y pouvait faire peu de fond. Il parait, en effet, qu’outre les vides et les contradictions, il y régnait beaucoup de mauvaise foi, et qu’on y avait fourré bien des consulats supposés.
Ces considérations, jointes aux fréquentes plaintes de l’historien a , tant sur les difficultés qu’il rencontre que sur la peine qu'il a de découvrir la vérité au travers des ténèbres qui l’enveloppent , sur la confusion qui règne dans les