‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 186 sur 222 · DK I/H1ST01HK ROMAINE · texte numérisé non relu

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et qu’ils appuient leur sentiment du témoignage d'une inscription ancienne trouvée à Rome 1 2 ; mais je ne sais si le passage de Théophraste ne déterminerait pas à donner une origine encore plus ancienne au culte qu’on rendit à cette nouvelle déesse à Rome. Ouoi qu'il en soit, ce n’est qu’une conjecture sur laquelle je n’insisterai pas davantage.

Il est toujours visible parle silence que Titc-Live garde sur ce fait, qu'outre les péchés de commission , on pourrait lui en reprocher beaucoup d’omission. Tel est encore celui dont je vais faire mention, et où il est facile de découvrir la raison du silence que cet historien garde sur une démarche qui n'est pas des plus honorables. Théophraste 3 ajoute que Clitarque, autre historien grec, disait que les Romains avaient envoyé une ambassade à Alexandre, et que ce n’était qu’à celte seule occasion qu'il avait fait mention d’eux. On ne trouve rien de semblable dans aucun historien romain. Titc-Live, bien loin de convenir que les Romains aient fait une pareille démarche, croit 3 que le bruit des exploits d’Alexandre n’avait pas même pénétré jusqu'à eux. Il n’avait donc garde de dire que les Romains, dans la crainte qu'il ne tournât ses armes contre eux, l’avaient prévenu par une ambassade. Il n’y avait point de romain qui aurait voulu avouer que sa nation eût fait cette démarche, et qu’elle eût envoyéjusqu’à Babylone féliciter Alexandre sur ses conquêtes. Il n’y avait que des étrangers ou quelques Grecs qui osassent dire la vérité, dès qu’elle n'était pas à l’avantage des Romains. C’est sans doute celte raison qui a empêché Quinte-Curce de faire

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