Keines., Inscript, class. vi, n
2. ClÜarchué ab co ( Tlteophraslo) provînmes legalionem tantum ad Alexandrum missam wribit. l'lin., Hist. nai. y lib. 1)1, cap. v.
3. Alexandrum ne fama quidetn noluni illis arbitror fulwc. Lib. IX, cap. xix.
mention de cette particularité qui sc trouvait aussi rapportée par Ariste et par Asclépiade, deux historiens grecs qui avaient écrit l'histoire d’Alexandre. C’est d’Arrien que nous l’apprenons qui parait cependant douter de la vérité de cette ambassade.
Mais, en faisant attention aux caractères de Tite-Live et de Clitarque, il ne sera pas difficile de décider de quel côté se trouve la vérité. Comme nous avons vu que l’historien romain a ignoré une particularité que le. seul Théophraste nous a conservée, on pourrait croire que de même il n’a pas su que les Romains eussent fait celte démarche envers Alexandre. Mais, quand il en aurait eu connaissance, à en juger par la manière dont il s’exprime à l'égard de ce conquérant, on voit assez que son amour-propre eût souffert d'un pareil aveu, et qu'il eût trouvé quelque chose d’humiliant pour sa patrie dans celte démarche qui aurait un peu trop marqué qu'elle redoutait les armes d'Alexandre. Au contraire, ce que Clitarque en dit ne doit pas nous être suspect, parce que c’est la seule chose qu’il dise des Romains. Parmi cette foule de nations qui envoyèrent féliciter Alexandre à Babylonc sur ses conquêtes, il nomme les Romains, qui apparemment ne lui étaient connus que par cette ambassade. Nonobstant le jugement que Quintilien fait de Clitarque’ dont il loue l’esprit, mais dont il dit que la fidélité était fort décriée, sa bonne foi ne peut nous être suspecte sur cet article. Si cet historien, qui accompagna Alexandre dans son expédition et qui en écrivit l’histoire, avait imaginé cette ambassade contre la vérité, pour la gloire de son héros, il n’y a pas d’apparence . qu’il se fût contenté simplement de nommer les Romains; pour faire plus d'iunneur à Alexandre, il sc serait étendu