‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 194 sur 222 · I)e ojjic., lib. lit, cap. xxvu. — lu Pisone, cap. xi · texte numérisé non relu

I)e ojjic., lib. lit, cap. xxvu. — lu Pisone, cap. xi

periit. Peut-être est-ce son sentiment que Klorus *, qu’on croit auteur des sommaires de Tite-Live, a suivi. Il dit que les Carthaginois, après avoir fait souffrir une dure prison à Régulus, le mireut en croix, qui était le supplice ordinaire chez eux. Ncc ultimo, sivc carceris, sivecrucis, supplicio, deformata majcstas. Aurélius Victor dit' J qu’il fut mis dans un coffre garni en dedans de pointes de fer. C’est à peu prés ce qu’en dit Appien d’Alexandrie 5 , et c'est cette même espèce de- supplice que Silius Italicus décrit au long dans son sixième livre. Eutrope a renchéri par-dessus tous ces auteurs 4 , en disant, en peu de mots, que llégulus était mort après avoir essuyé toutes sortes de tourments. Omnibus suppliciis extmctus est. Je serais trop long si je voulais rapporter encore les paroles de Yalère Maxime, de saint Augustin, de Zonare, etc. En voilà bien assez pour faire voir que les anciens ne s’accordaient guère sur la nature de ce supplice. Pour les concilier, M. Rollin a fait à peu près comme Eutrope, et a réuni tous ces différents genres de supplices dans les tourments que les Carthaginois firent souffrir à cet illustre romain 5 , a Ils le « tenaient, dit-il, longtemps enfermé dans un noir cachot « d'où, après lui avoir coupé les paupières, ils le faisaient a sortir tout à coup pour l’exposer au soleil le plus vif et u le plus ardent. Ils l’enfermèrent ensuite dans une espèce « de coffre tout hérissé de pointes, qui ne lui laissaient « aucun moment de repos ni jour ni nuit. Enfin, après « l’avoir ainsi longtemps tourmenté par une cruelle in- « somnie,ils l’attachèrent à une croix, qui était le supplice

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