‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siécles de l'historie romaineChapitre 27 sur 222 · TuXixaürn 1»? r, <î;aïofi rr; jiotXtXTOU, l’waxioi;, TT · texte numérisé non relu

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DE L’HISTOIRE ROMAINE

« de re temps, que les plus habiles ont bien de la peine, « avec toute leur application, de venir à bout d’en expli- « quer certains mots. » Et un peu plus bas, il ajoute 1 : « Il n'est pas étrange que Philinus ait ignoré que re traité « existât, puisque, de mon temps, les plus avancés en âge « des Romains et des Carthaginois, et ceux môme qui « étaient le plus au fait des affaires, n’en avaient aucune « connaissance. »

Si, dès le temps de Polybe, la langue latine avait si fort changé, que les plus savants môme d'entre les Romains aient eu beaucoup de peine à entendre les termes de ces traités; si les magistrats les. plus expérimentés, et ceux qui étaient le plus rompus dans les affaires d’Etat, ignoraient môme que ces traités existassent, il n’y aura plus aucun lieu d'élre surpris qu'ils aient été inconnus à Tite-Live et à Denys d’Halicarnasse. Les premiers historiens. Fabius Pictor et ceux qui le suivirent de près, avaient ignoré qu’il y eût de pareils traités ou n’en a\ r aient point fait usage. On n’avait fait depuis que les copier sans autre examen, et on croyait en faire assez que de les donner pour garants de re qu’on écrivait. Le traité dont il s’agit serait donc demeuré dans un oubli profond, si Polybe ne l’eût produit au grand jour. Nous voyons par là que, quand môme les Romains eussent sauvé de l’incendie un plus grand nombre de monuments, leur histoire n'y aurait pas beaucoup gagné, parce que les historiens ne s'appliquèrent pas assez à la recherche de ces pièces, et ne songèrent pas à appuyer de pareils témoignages la vérité de- leurs narrations. Les deux traités les plus anciens qui nous restent ne servent qu’à montrer la fausseté

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de quelques fails des plus importants, que les historiens rapportent néanmoins avec une entière confiance. Après cela, quel fond faire sur tout le reste de ce qu’ils avancent? Ces traits seuls suflisent pour nous le rendre très-suspect ; mais nous avons encore bien d'autres raisons de nous en défier, et plus nous avancerons, plus nous trouverons à nous confirmer dans nos doutes.

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