DES LIVRES DES PONTIFES ET PRINCIPALEMENT DES GRANDES ANNALES
Après avoir examiné, dans le chapitre précédent, quelle utilité l’histoire romaine avait retirée des traités de paix et d'alliance qui se conservaient au Capitole, je passe aux Livres des Pontifes, et particulièrement aux Grandes Annales, dont on voudrait bien nous faire croire que l’histoire a tin’* beaucoup de secours. Il est sûr, comme je l’ai déjà remarqué, que du temps d’Ilorace il existait quelques livres de religion, que leur antiquité rendait respectables :
Pontifitum libres, annosa volumina valum.
« Les Livres des Pontifes et les antiques volumes des devins. » On a vu aussi, dans le passage de Tite-Live que j’ai rapporté ci-dessus, qu’on recueillit tout ce qu’on put trouver de ces livres qui eussent échappé aux flammes.
Je comprends sous le nom de Livres des Pontifes généralement tous les livres qui traitaient des cérémonies et des traditions religieuses des Romains, comme les livres des Augures , des Armpices, les vers ou hymnes des Saliens, les t'ers Saturniens, et un grand nombre d’autres livres de cette espèce. Il était de la dernière importance pour les