In Tacilo. cap. i
excessum liomuli, novellœ ad/iuc romanœ nr bis imperio, factum pontifices , penes quos scribendœ bistoricr poteslas fuit, in litteras retulerunt. — « Les pontifes, qui «avaient la charge d’écrire l'hisloire, rapportent qu'il « arriva après la mort de Romulus, etc. » Je pourrais disputer que ce passage prouve que cette coutume fût aussi ancienne, puisqu'il ne détermine pas que les pontifes, qui /apportent ce fait, fussent contemporains. Je pourrais même pour cela m'appuyer de la leçon d'une ancienne édition des auteurs de V Histoire Auguste, qui, selon le savant Saumaise, porte : Pontifices, penes quos ( serins ) scribendœ historiœ poteslas fuit, — « que ce ne fut que plus tard que les pontifes furent chargés du soin d’écrire l’histoire. » Mais je consens que Numa, ou même Romulus, si l'on veut, leur ait donné cette commission ; et je prétends néanmoins démontrer que l'histoire n'y a rien gagne. Supposons donc que Numa, comme il donna charge aux pontifes d’instruire le peuple de la religion, en en exposant les principaux dogmes et devoirs sur hiic table blanchie, pour que chacun put s’en instruire, ainsi que le dit Titc- Live', leur ail aussi donné la commission d’écçire l'histoire et de la publier. Il y a bien de l'apparence que celle commission n'a pas été exécutée avec plus de ponctualité à un égard qu'à l'autre. Or nous voyons que l’usage de publier ce qui concernait la religion dura si peu, qu’il fut entièrement négligé sous Tullus Hostilius, successeur de Numa. Ancus Marlius, petit-fils de Numa ei successeur de Tullus Hostilius, pour honorer la mémoire de son aïeul, voulut faire revivre les lois qu’il avait établies. Ainsi, il ordonna que le pontife exposât de nouveau au peuple, sur une table blanchie, tout ce que son aïeul avait réglé par rapport