I. l.il>. I, cap. xxxii
à la religion. On doit assez naturellement conclure de là que ce qui concernait la religion ayant été négligé, l'histoire n'a pas eu un meilleur sort. Denys d’ llalica masse qui nous apprend la même chose, ajoute encore que, comme on ne se servait dans ce temps-là que de planches de chêne pour) graver ces monuments, le temps les détruisit bientôt : qu'aprés que le gouvernement républicain eut été établi à Rome, un certain G. Papirius les avait rétablies du mieux qu'il avait pu; mais qu’on ne les communiqua plus au peuple. Les patriciens eurent grand soin de lui cacher ce qui était contenu dans les Livres des Pontifes, et s’en réservèrent la connaissance à eux seuls, comme nous l'apprenons du même historien 2 .
Nous avons vu, dans le passage de Tite-Live que j'ai rapporté, le soin (|u'on eut, dans le rétablissement de Rome, de cacher au peuple ce qu'on sauva des Livres des Pontifes; et que l'historien s'exprime fort clairement sur la perte de la partie historique de ces mêmes livres, peut-être que les patriciens furent bien aises de la supprimer, parce qu’elle contenait bien des choses qui ne s'accordaient pas avec leurs intérêts, et qu’ils voulaient cacher au peuple. Quoique j'avance ceci comme une simple conjecture, je ne sais si elle ne pourrait pas se changer en une espèce de démonstration. Les plaintes que Tite-Live met dans la bouche d’un tribun du peuple feraient croire que la chose est trèsvraie*. « Puisque npus ne sommes admis, dit ce tribun, « ni à la communication des Fastes, ni à celle des Livres des « Pontifes , ne sommes-nous pas obligés d'ignorer ce que