ILS
les citait Licinius Macer; savoir, pour prouver 1 2 qu'en l’an 309 on avait eu des tribuns militaires qui, peu de temps après, avaient quitté leurs charges ; et qu’on leur avait substitué des consuls, dont Ips noms ne se trouvaient que dans le traité fait avec les Ardéates, et dans ces Livres de toile.
II. On voit dans cet endroit que Tile-Live distingue ces Livres de toile des livres des magistrats, puisque les noms des consuls, qui se trouvaient dans les premiers, ne se trouvaient pas dans les livres des magistrats. Cependant, ailleurs* il parait les confondre, et n’en faire qu’un seul et même ouvrage. Quod latn veleres Annales, quodque Magistratuum libri , quos linteos in œde repositos Monetœ Macer Licinius citât identidem auctores. Mais je crois qu'un léger changement lèvera toute la contradiction apparente qui se trouve entre ces deux passages. En ajoutant simplement un et avant quos linteos , dans ce dernier passage, il ne restera plus aucune difficulté, et on lira Quodque Mugistratuum libri, et quos linteos, etc. On a trop d’exemples de ces façons de parler latines, pour avoir besoin d'en donner ici. Par ce moyeu, ou ôte toute la contradiction qu'il parait y avoir entre ces deux passages; et ce simple et, ajouté dans le texte, met l'auteur d’accord avec lui-méme, et montre que, dans un endroit comme dans l'autre, il distingue les Livres de toile des livres des magistrats.
III. Il est doue clair que les Livres de toile étaient différents de ceux des magistrats. Il est même à présumer qu’ils ne formaient pas un ouvrage fort étendu, puisque Tile-Live les citant assez souvent, d’apiés Licinius Macer,