n Allico, cap. xvm
RS
mémoires qu’ Atlicus lui avait communiqués que Cicéron 1 paraît si bien instruit de ce qui concernait la maison P a pi ria. Il est à présumer que, dans ces ouvrages, Atticus ne remontait pas jusqu'à la fable, et qu’il se contentait d'embrasser les opinions qui paraissaient les plus favorables aux prétentions de ses amis, comme il l’avait fait à l'égard de Brutus.
Pline l’Ancien nous apprend 1 que ce fut à l’occasion de la hardiesse avec laquelle on débitait tant de faussetés sur l’origine des familles, que Messala prit la plume pour réfuter ces auteurs fabuleux. On croit qu'il nous reste une partie de cet ouvrage de Messala dans la généalogie de la maison Julienne, qu’il fait descendre de Dardanus, fils de Jupiter. Si ce petit ouvrage est en effet de Messala, il ne forme pas un préjugé bien favorable pour ce que nous en avons perdu, et l’on y voit qu’aussi bien que ses compatriotes, il donne dans le fabuleux le plus outré. Il est vrai qu’on peut croire que, de peur de choquer Auguste, qui était entré par adoption dans la famille des Jules, Messala n’osa attaquer les prétentions de cette maison.
Ces exemples suffisent, à ce qu’il me semble, pour nous convaincre que les Romains donnaient dans les idées les plus chimériques sur l’article des généalogies, et pour nous mettre en état de juger sur ces échantillons du mérite des Mémoires que conservaient les familles, et s.’ il est à présumer qu’ils fussent bien lidèles. Ce chapitre sert donc de preuve à la première proposition de-Clodius, de Cicéron et de Tite-Live, qui est que ces Mémoires des familles contenaient quantité de faussetés. Il ne s’agit à présent que de prouver la seconde, savoir que ces faussetés se sont glissées dans l’histoire. En effet, si faute d'autres monuments les