Ascon. Podian. in Ycrrcm , lib. I, p. AG
PRÉFACE
déboursait, et, souvent,* c’était sur le témoignage de ces livres de comptes, produits en justice, que les juges formaient leurs décisions; tout comme aujourd'hui les livres de comptes des marchands qui tombent en faillite servent à prouver, lorsqu’ils sont produits en justice, si leur conduite a été frauduleuse ou s'il n'y a eu que du malheur. On voit que cela ne peut avoir aucun rapport à l’histoire.
Je ne saurais passer sous silence les paroles suivantes de M. l’abbé Sallier 1 , elles sont trop remarquables : «"Varron, « Cicéron, Tite-Live et plusieurs autres, » dit-il, « ont cité « mille fois les Annales des Pontifes comme étant un ouu vrage commencé dès l’établissement des Pontifes mêmes, « et continué sans interruption jusqu’à P. Mucius.» Ces auteurs ont donc non-seulement cité mille fois ces Annales, mais les onl mêmecitéescowiwe un ouvra (je commencé dès l’établissement des Pontifes. Si M. l’abbé Sallier pouvait prouver ce qu’il avance là , la dispute serait décidée en sa faveur. Mais je ne saurais comprendre comment il peut parler d'un ton si affirmatif sur la chose du monde la plus problématique.
I. Nous n’avons qu’un seul passage de Cicéron! , d'où nous apprenons que les Pontifes étaient chargés du soin de publier l’histoire de chaque année, et, excepté Servius et Macrobe, dont l’autorité ne peut être de grand poids, Cicéron est le seul qui fasse mention de cette coutume.