OBSERVATIONS
Théodore Quitan , caporal au 36.* bataillon de milice , entre à l'hôpital militaire de Gand , le 39 novembre 1818, pour une ophthalmie légère et bénigne de l’œil droit. Peu de jours après, l’œil gauche participe de l’inflammation ; la rougeur n'est apparente que dans la cornée opaque , avec peu de douleurs; cette légère ophthalmie disparaît au bout de quelques jours par des lotions fréquentes d’eau froide.
Jacques Verbert, soldat à la compagnie de dépôt du 36.* bataillon de milice, est reçu à l’hôpital le 10 décembre 1818, pour une légère ophthalmie de l'œil gauche; le malade n’éprouve point de douleurs, et l'œil reçoit et supporte la lumière presque comme dans l’état de santé ; le même moyen suffit pour guérir cette ophthalmie, qui est totalement dissipée le quatrième jour.
Joseph Bogaert , soldat au 36.* bataillon de milice, vient à l’hôpital le 7 décembre 1818, pour une ophthalmie légère des deux yeux ; il est soumis à 1 application , souvent répétée, de l’eau froide.
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qui effectue en peu de jours la guérison. On pourrait fournir un nombre considérable d’observations d’ophthalmies légères qui sont ainsi guéries par l’application de cette fomentation froide , ou seulement par l’application de compresses imbibées d'eau camphrée.
Jean de Moor , fifre au 3;.* bataillon de milice, entre à l’hôpital pour une ophthalmie des deux yeux ; le malade éprouve la sensation d'une chaieur dans les yeux, et la lumière cause un écoulement abondant de larmes : un vésicatoire à la partie interne de chaque bras, et l’eau froide appliquée fréquemment, effectuent la cure de cette ophthalmie.
Daniel de Jonge , soldat au 36.* bataillon de chasseurs, entre à l’hôpital le i.*r décembre 1810 , pour une ophthalmie assez intense de l’œil droit; la rougeur occupe la conjonctive de l’hémisphère antérieur de l’œil ; peu de jours après, l’œil gauche est également malade; le larmoiement et la douleur sont soulagés par les vésicatoires appliqués à la partie interne des bras , aidés de lotions d’eau froide ; la guérison ne tarde pas à se faire,
Charles Merquit, soldat au 36.* bataillon de milice, est reçu à l’hôpital le 3 décembre dernier, pour une ophthalmie de l'œil droit , accompagnée de douleurs et de larmoiement; on essaie aussi,
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dès le moment de son entrée , l’application d’un vésicatoire à la partie interne du bras droit, et de fréquentes lotions d'eau froide; mais ces moyens ne soulagent pas suffisamment. On fait plusieurs mouchetures dans la conjonctive enflammée de la paupière inférieure , ce qui produit un écoulement assez abondant de sang, d’où résulte une prompte cuérison.
Pierre Coppens, soldat à la compagnie de dépôt du 07.' bataillon de milice, entre à l'hôpital le 27 novembre dernier, pour une ophthaîmie des deux yeux ; la conjonctive est très-injectée, il y a écoulement abondant de larmes, et une grande sensibilité des yeux pour la lumière: on a recours sur-le-champ aux mouchetures de la conjonctive des paupières, on ajoute à ce moyen des lotions froides. Le 28 , la déplétion locale est répétée, ainsi que l'application fréquente de l’eau. Ces moyens simples terminent la guérison au bout de quelques jours.
Albert Lion , chasseur au 3G.* bataillon, arrive à 1 hôpital le 21 du même mois, pour une ophthaîmie de l’œil droit ; il y a un flux continuel de larmes , sensibilité à la lumière , et beaucoup de chaleur dans l'œil ; on a recours avec succès aux mouchetures de la conjonctive de la paupière inférieure , ainsi qu'aux lotions d’eau
froide. Cependant, peu de jours après, la maladie parait s’empirer : l’œil gauche s’affecte aussi; les mouchetures sont répétées aux deux yeux , et outre les lotions, on applique un large vésicatoire entre les épaules : l'usage de ces moyens met le malade, en peu de temps, en état dépasser dans la salle des convalescens.
Pierre-Liévin Schaut , soldat au 36.* bataillon de milice , entre à l’hôpital le 3o novembre 1818, pour une ophthalmie assez intense des deux yeux , avec écoulement abondant de larmes et une irritabilité douloureuse de ces organes à l approche de la lumière. On le soumet, comme le malade précédent, aux mouchetures de la conjonctive, aux lotions d’eau froide , et successivement à l’application du vésicatoire , il prend aussi de fréquens bains des pieds. Ces moyens procurent bien quelque soulagement , mais la maladie ne cède complètement qu’à une déplétion locale et abondante par l’application de huit sangsues autour de chaque œil.
Joseph Rosier, soldat au 36.® bataillon de chasseurs, est reçu à l’hôpital le i4 juillet 1818, pour une inflammation assez forte des deux yeux , accompagnée d’un sentiment douloureux et de larmoiement : douze sangsues appliquées aux angles internes des yeux, et l’application constante
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de compresses imbibées d’eau camphrée , procurent un soulagement très-prompt ; 1 application de l’eau camphrée est continuée pendant tout le stade inflammatoire , et produit toujours une fraîcheur agréable ; le 19, il reste seulement une rougeur indolente , qui est dissipée par un vésicatoire entre les épaules. Le 24 > 011 a recours à l'onguent ophthalmique , pour une petite ulcération qu’on remarque sur le bord de la cornée; le 29 août, le malade est parfaitement guéri, et renvoyé à son bataillon.
Pierre-Jacques Clapdorp , soldat à la compagnie de dépôt du 07.* bataillon de milice, est reçu à l'hôpital le 2 août 1818, pour une ophthalmie de l’œil droit. 11 y a douleur, rougeur et larmoiement considérable ; on fait usage dès le principe de compresses imbibées d’eau camphrée , ce qui parait soulager les douleurs; mais ces moyens ne paraissant pas suffisans pour guérir , on se détermine à faire appliquer huit sangsues à l’angle interne de l’œil droit : cette saignée locale procure un soulagement très-prompt , ensuite les bains des pieds et les lotions d’eau froide suffisent pour achever la cure. Le i5 septembre, le malade passe à la salle des convalescens.
Charles Verhofstad, soldat au 36.* bataillon de milice, entre à l’hôpital le iG novembre 1818
pour une forte ophthalmie des deux yeux : ces organes sont très-enflammé!s , douloureux et larmoyans ; le malade ne peut supporter la lumière ; les artères temporales n’étant pas assez développées, on se détermine à faire une ample saignée au bras , et à appliquer des sangsues : ces moyens , aidés de lotions d’eau froide et des bains des pieds , procurent un mieux sensible. Cependant , trois jours après, la maladie est un peu empirée , on a de nouveau recours à l’application des sangsues: depuis elle n’a cessé de décliner jusqu'à sa guérison ; il passe le 24 novembre à la salle des convalescens.
Jacques Melis , soldat au 36.* bataillon de chasseurs, entre à l'hôpital le 12 octobre 1818, pour une ophthalmie peu intense ; le jour de son entrée, on le soumet au traitement de M. Saunders, consistant, comme il a été dit, dans de petites doses de tartre stibié en lavage , dans l’intention de maintenir constamment un état nauséabond. On a beaucoup de difficulté à faire continuer ce remède au malade ; cependant , il le prend encore le 10 et le Le i5 et le 16, l'inflammation est un peu diminuée; le 17, on lui introduit l’onguent ophthalmique , pour une légère ulcération de la cornée; ce moyen est répété jusqu'au 21, époque où le malade est envoyé dans la salle des convalescens.
Louis-Charles Vermeulen, soldat au 36/ bataillon de chasseurs, est admis à 1 hôpital le i4 octobre 1818, pour une ophthalmie assez intense de l’œil droit ; on essaie de nouveau les effets des nausées. On lui prescrit le tartre stibié en lavage, à raison de deux grains sur une livre et demie d’eau , pour en prendre deux cuillerées toutes les deux heures : aussitôt que le malade ressent le malaise produit par ce remède , il reluse pour ainsi dire de le prendre ; cependant on le continue jusqu’au 17. Le 19, l'œil est encore rouge, ce qui parait dépendre d’une aphte de la cornée, pour laquelle on use avec succès l’onguent ophthalmique , continué jusqu’à la guérison, qui a lieu le 24 du même mois.
François Demol , soldat à la compagnie de dépôt du 87/ bataillon de milice, se trouve à l'hôpital le 14 octobre, pour une ophthalmie purulente peu intense. O11 commence par lui donner, comme dans l’observation précédente, l’émétique en lavage, ce qui est continué jusqu’au 17 inclusivement, nonobstant l’aversion qu'il manifeste contre ce remède; le 18, le mieux est assez apparent; le malade éprouve moins de douleurs , les paupières sont moins tuméfiées, et 1 écoulement purulent est fortement diminué ; mais il y existe encore une rougeur foncée des yeux. On a recours aux lotions froides. Dans la nuit du
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22 au 23, le malade ressent une Forte douleur dans lœil droit. Le 23 , rechute, boursouflement con-* sidérable de la conjonctive et des paupières : saignée des artères temporales , bains des pieds , administration d’un purgatif et application des compresses camphrées. La douleur qui avait cessé aussitôt après la saignée , reparaît pendant la nuit • Le 24 , on fait prendre au malade une once de kina pendant la soirée , ce qui intercepte 1 accès des douleurs. La nuit est très-tranquille ; le kina est continué en une moindre dose ; la douleur ne reparaît plus , et les autres symptômes déclinent successivement. Le 8 novembre, il passe à la salle des convalescens.
Jean Metlager , soldat au 36.' bataillon de chasseurs , est envoyé à l’hôpital le 17 octobre 1818, pour une ophthalmie peu importante des deux yeux; il n’y a aucune complication saburrale. Le 18 , on lui administre les émétiques , d’après la méthode de M. Adams ; il en a des vomissemens abondans: ce médicament est continué le 19. Le 20, le malade en est très-fatigué, et il ne reste pas moins encore de la rougeur dans les yeux; mais elle se dissipe au moyen de fréquentes lotions d’eau froide. Le , cet homme passe à la salle des convalescens.
Jean-Baptiste Vermeulen, soldat à la compagnie
de dépôt du 87.* bataillon de milice, entre à l’hôpital le 14 octobre 1818, pour une ophthalmie des deux yeux , accompagnée de douleur et de larmoiement considérables. Dès le moment de son entrée il est soumis au traitement par les émétiques, qui occasionnent des vomissemens copieux de matières bilieuses : cependant le malade ne s'est plaint d’aucune indisposition des premières voies. Le i5 , il y a moins de douleur , mais la rougeur et le larmoiement persistent ; l'émétique est répété , ainsi que le 16 et le 17. Le 18, douleurs et écoulement beaucoup diminués : mais il y a toujours encore une forte rougeur dans l’œil droit ; on fait quelques scarifications à la conjonctive de la paupière inférieure et on prescrit les lotions camphrées et les bains des pieds. Le 19 , meme état; on réitère les mêmes moyens. Le 20, l’inflammation paraît reprendre un caractère actif; on applique un vésicatoire entre les épaules, pour agir comme contre-stimulant , et on fait faire de fréquentes lotions d'eau froide. Le 22, l’inflammation est en partie dissipée. Le 27 , cet œil se trouve dans son état naturel, le malade sort de l'hôpital, pour aller en congé de semestre.
Donat Waust, soldat au 37 bataillon de milice, est à l’hôpital, le 17 octobre 1818, pour une ophthalmie importante des deux yeux , qui cède en grande partie à l’émétique administré pendant quatre jours consécutifs. Le 26, il paraît
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rétabli, excepté un peu de rougeur à l'œil droit. •Le 27 , d ressent uiie lorte douleur dans ce même œil qui, deux heures après, se trouve déjà fortement injecté: la douleur dure depuis neuf heures du matin jusqu’à onze heures. Un nouvel accès a lieu le lendemain , le malade est saigné à l’artère temporale droite , et le kina est donné en forte dose, pour rompre le paroxysme; la douleur ayant cédé à ce remède , on le continue en petites quantités. Le 2 novembre , on a recours à un vésicatoire au bras, pour dissiper une rougeur qui existe encore à l’œil droit. Le 12 du même mois, ce malade passe à la salle des convalescens.
Auguste Goyard , soldat au 36.e bataillon de chasseurs, entre à lhopital le 2 août 1818, pour une oplithalmie des deux yeux, mais où l’œil gauche est fortement enflammé, larmoyant et douloureux. Le 3 , on pratique une ample saignée à l’artère temporale gauche; on applique sur les yeux des compresses imbibées d'eau camphrée. Immédiatement après la saignée , le mieux est déjà trèssensible ; la fomentation est continuée le 5 et le 5 ; on fait usage ensuite d’un collyre astringent, qui .uflit pour terminer le traitement. Le 1 5 , le malade parfaitement guéri, sort de l hopital.
François Tierbenck , soldat au 3S.e bataillon de milice , atteint d une ophthalinie à 1 œil droit ,
entre à 1 hôpital le i.,r août 1818. L’invasion de la maladie a lieu à l'exercice, le 3o juillet, et s'annonce par une douleur très-vive et un sentiment d’irritation comme si on y eût jeté du sable : l a il est très-rouge , larmoyant et douloureux; le malade ne peut supporter la lumière, il a la lace rouge et animée ; on observe un battement considérable des artères temporales, surtout du coté malade; la douleur s’étend jusqu’à la tempe voisine. On pratique de suite une lorte saignée de cette artère , et on prescrit un léger purgatif et des bains des pieds ; les fomentations camphrées sont également appliquées sur l’œil malade. Le 2 , l’ardeur est disparue, la rougeur fort diminuée, et le malade ouvre les yeux au grand jour sans incommodité. Le i5 août son œil est parfaitement sain, et il retourne à son bataillon le 28 du même mois.
Pierre-François Durduret , soldat au 36.* bataillon de chasseurs , est admis à l’hôpital le 3 juillet, pour une ophthalmie grave des deux yeux. Aussitôt son entrée , saignée de l artère temporale droite , parce que l'œil de ce côté paraît plus affecté, et lotions camphrées; aucun mieux sensible. Le 4» il n'y a aucun soulagement encore : saignée de l’artère temporale gauche. Depuis lors, grand soulagement. Le 9, guérison parfaite. Cet homme passe le 10 à la salle des malades internes pour une
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fièvre intermittente , dont il est entièrement rétabli le 22 juillet.
Joseph Fontaine , soldat au 36.* bataillon de milice , entre à l’hôpital le 26 juin, pour une ophthalmie séreuse au plus haut degré d’intensité; l'œil droit est seul affecté ; il est très-rouge et douloureux, sur-tout à l’approche de la lumière ; la douleur augmente le soir et pendant la nuit, et elle s’étend jusqu'à la tempe ; les battemens de l’artère temporale sont très-sensibles de ce côté; lotions camphrées et saignée de l’artère , soulagement immédiat et très - remarquable ; le malade dort toute la nuit. Le 27 , la rougeur , ainsi que la douleur, sont fort diminuées; le malade supporte facilement la lumière. On juge cependant la saignée encore nécessaire; les lotions sont aussi continuées. Le lendemain, mieux plus sensible. Les 29 et 3o, continuation des lotions camphrées. Le 1." juillet, les yeux sont parfaitement sains.
Jean-Baptiste vander Eyken , soldat à la compagnie de dépôt du 37.* bataillon de milice, est envoyé à l’hôpital pour une ophthalmie de l'œil droit, le 14 octobre 1818. Vu l’intensité de l’inflammation, le malade est saigné au bras, aussitôt son entrée , par l’officier de santé de garde, et traité par les bains des pieds et la fomentation camphi ee. Le i5, point de diminution dans les symptômes;