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le récit de rons d’apce qu’en le France, du second artier,) de leu. À la bregé de ce son entier.
sensible, et artier qui la décou- ,le7illen oudres de n dix lieues pporter no le flot pour “ chercher
# chercher hable #t lieu de sauveté pour mettre les navires, et fumes outre le “ dit fleuve environ dix lieues cotoyant la dite Isle, et au bout d’icelle trou- ‘ vâmes un affourc d’eau fort beau et plaisant, au quel lieu il y a une petite “ rivière, et hable de barre marinant de deux à trois brasses, que trouvâmes “ lieu à nous propice pour mettre nos dits navires à sauveté. Nous nom- “ mâûmes le dit lieu Sainte Croix, parce que le dit jour y arrivämes—après “ avoir visité le dit lieu, et trouvé être convenable, se retira le dit capitaine “ et les autres dedans les barques pour retourner aux navires”.
L’Escarsor dit dans une note en marge “ hable de barre” c’est-à-dire, hàvre qui assèche de basse mer. I faut que le mot affourc ou affourgq fut encore familier de son temps, puisqu’il ne le définit pas; mais il est hors d’usage aujourd’hui, fourque et forcat sont des termes desmarine de nos jours, l’homonymie dit à une oreille française que l’on entendait du temps de Cartier par le mot foure ce que nous entendons de nos jours par celui de fourche : ce qui correspond parfaitement à la fourche d’eau que présentent à la vue le havre de la rivière St. Charles et le fleuve St. Laurent entre Québec et la pointe Lévi, lorsque l’on entre dans Je bassin de Québec par le chenal du Nord de l'Ile d'Orléans. Ces expressions de Cartier ne peuvent certainement pas s’appliquer à l’entrée de la rivière Jacques Cartier. Quant au mot marinant il faut supposer qu’il était très familier du temps de Leéscarbot puisqu'il n’en donne
pas la définition, mais dans la circonstance où il le place il exprime indubitablement le mouvement de l’eau pendant le reflux.
CarTIER de retour à ses navires, visite cette Île qu’il estime avoir environ douze lieues de longueur. Il la nomma Ile de Bacchus à raison des vignes qu'il y trouva, et Lescarbot dit dans une note murginale que c’est l’Ile d’Orléans. Cartier se rendit ensuite avec ses navires “ au dit lieu de Ste. Croix, “le 14 Septembre. Le seizième du dit mois rous mîmes nos deux plus “ grands navires dans le dit hable et rivière, où il y a de pleine mer trois ‘ brasses, et de basse eau demie brasse, et fut laissé le gallion dedans la rade “ pour mener à Hochelaga”. Ce gallion était l'Emérillon du port d'environ 40 tonneaux. Les deux autres vaisseaux étaient la grande Hermine d’environ 120 tonneaux, et la petite Hermine d'environ 60. Le 19 Cartier part pour Hochelaga, depuis nommé Montréal, avec le gallion et deux barques. Au lac St. Pierre il laisse le gallion, parce que dit-il il n° avait pas assez d’eau; mais il nous est permis de croire que c’est parce qu’il n’en connaissait pas le chenal. Il poursuit sa route avec ses barques et se rend à Hochelaga. Le 4 Octobre il revient au lac St. Pierre avec ses barques et y retrouve son gallion. Le 5 il en part avec le gallion et ses barques, et Cartier ajoute “ Le “ lundi onzième jour d'Octobre nous arrivâmes au hable de Ste. Croix où “ étaient nos navires, et trouvâmes que les maitres et mariniers qui y
étoient demeurés avoient fait un fort devant les dits navires tous clos de ‘ grosses pièces de bois plantées de bout joignant les unes aux autres, et
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“ tont à l’entour garni d'artillerie”’=Cartier ajoute “ il y a aussi ès envi. “ rons du dit Canada, dedans le dit fleuve plusieurs Îles tant grandes que “ petites. Et entre autres il y en a une qui contient plus de dix lieues de “ long, laquelle est pleine de beaux arbres, et force vigues. Il y a passage “ des deux côtés d’icelle; le meilleur et le plas surest du côté devers lesud, “ et au bout d'icelleile vers l’ouest y a un affourq d’eau bel et déleëtable “ pour mettre navires : auquel y a un détroit du dit fleuve courantet pro- “ fond, mais il n’a de large qu'environ un tiers de lieue: le travers duquel y a ‘“ une terre double de bonne hauteur toute labourée, aussi bonne qu’il soit “ possible de voir. Et là est la ville et demeurance du Seigneur Donnacona “ et de nos hommes” (deux sauvages qui ne voulurent pas suivre Cartier à Hochelaga) “ qu’avions prins le premier voyage : la quelle demeuance se # nomme Stadaconé, Et auparavant qu’arriver au dit lieu y a quatre peu- “ ples y demeurant, sçavoir, Ajaouasté, Starnatam, Tailla, qui est sur une “% montagne, et Stadin, puis le dit Stadaconé, sous la quelle haute terre vers “ le nort est la rivière et hable de Ste. Croix : auqnel lieu avons été depuis w le quinzième jour de Septenibre jusqu’au sixième jour de May mi! cinq “ cent trente six: auquel lieu les navires demeurérent à sec, comme cy- “ devant est dit.”
VienrT ensuite le récit de ee qui se passa pendant l’hiver; du scorbut dont les Français furent attaqués. Sur cent dix il n’y en avait que trois ou quatre de sains. Vingt-cinq moururent et furent cachés sous la neige : et afin que les sauvages ne s’apperçussent pas de l’état déplorable des équipages, Cartier défendait aux sauvages l’accès aux vaisseaux, et lorsqu'ils en approchaient, on y faisait le plus de bruit qu’il était possible, pour leur faire accroire que tout le monde était en ouvrage, Donnagaya indîqua à Cartier un arbre avec lequel il s'était guéri lui même, car la même maladie s’était répandue parmi les sauvages. Charlevoix dit que cet arbre est l’épinette blanche. Approche enfin le temps du départ. Voici le texte de la relation, “ Ce que nous était “ de nécessité: car nous étions affoiblis, tant de maladies, que de nos gens “ morts, qu’il nous fallut laisser un de nos navires au dit lieu de Ste. Croix.” Ensuite Cartier dit que ce navire fut abandonné à ceux de Stadin pour en avoir les vieux cloux. Vient enfin le départ. “ Le Samedi sixième jour de # mai nous appareillâmes du havre de Ste. Croix, et vimmes poser au bas de « l'Ile d'Orléans environ douze lieues du dit Ste. Croix.” On voit de plus que Cartier avait ramené en France le petit Gallion appelé l’Emérillon, dans lequel il n’était allé que jusqu’au lac St. Pierre.
Qui d’après ce récit fait au Roi par Jacques Cartier peut avoir le moindre doute que ce Capitaine n’ait passé l'hiver de 1535et 1536 dans la rivière St. Charles, située au nord de Québec, qu’il n’ait été à Hochelaga, ou Montréal, qu’il n’en soit revenu dans l’Emérillon depuis le lac St. Pierre sans acci-
dent, et que s’il laissa un de ses vaisseaux à Ste, Croix dans le havre sp la riviére