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game d’argent cl de zinc remplacer le cerveau et la moelle allongée.
2°. Des considérations du meme genre sont applicables à la chimie ÿ les services qu’elle a rendus sont immenses^ l’analyse des boissons rapprochée de celle de l’urine j la promptitude avec laquelle les chimistes ont retrouvé dans cette urine, les fluides déposés, soit sur la peau dénudée, soit dans les cavités intérieures ou dans les voies digestives j l’analyse du sang comparée à celle des muscles , et qui y fait retrouver la fibrine l’un des élémens de ceux-ci; l’analogie que la chimie a démontrée entre la composition du chyle et celle du sang; l’appréciation des changemens survenus dans l’air expiré, rapprochés des matériaux constituans de l’air inspiré; les phénomènes de la combustion comparés à ceux de la respiration, etc. ; voici quelques-uns des innombrables documens que les sciences chimiques fournissent au physiologiste; mais, dans l’état actuel de la science, elles n’ont pas tout appris ; il y a, dans les compositions organiques, un inconnu que nous clierchons encore en vain , et c[ue nous ne sommes peut-être pas sur le point de trouver : or cet inconnu est ce qu’on appelle la vie; et celte vitalité n’est pas beaucoup plus obscure pour le physiologiste, que ne l’est l’attraction pour le physicien , l’affinité pour le chimiste, le mouvement lui-même pour le mécanicien.
11 suit de ces considérations que toutes les
sources pre'ctMerament indiquées, sont d’un grand prix; que l’une d’elles isolement considérée, ne conduirait qu’à des erreurs ou à des connaissances incomplètes; que la bonne physiologie se fonde sur l’ensemble de ces connaissances; que plus on accumule de preuves puisées dans des sources variées sur une question , et plus celle-ci est résolue avec certitude; qu’il appartient à un bon esprit de comparer les faits les uns aux autres, de ne se passionner pour aucun , d’en peser judicieusement la valeur, et de déduire de leur ensemble des conséquences rigoureuses. Ailleurs que dans cette méthode sévère, on ne trouve qu’obscLirité, erreur et confusion.
§. IV. — Classification des faits qui constituent LA Physiologie.
Présenter le tableau des classifications nombreuses que l’on a successivement suivies, serait faire des frais d’érudition inutiles ; s’il s’agissait d’un cours , il faudrait présenter l’iiistorique de ces classifications , que d’ailleurs on retrouve partout : mais il n’est question ici que d’épreuves de concours, et vingt pages consacrées à discuter ces méthodes successives, ne feraient pas mieux juger la marche qui me semble être la plus convenable. Je vais donc exposer immédiatement les bases de celte méthode, que j’ai esquissées, il y a
douze ans, dans le Dictionnaire des Sciences médicales.
Des conside'ralions siii’ le degré do simplicité des foncLions, la manière plus ou moins générale, plus ou moins circonscrite, dont elles sont répandues j soit dans les diverses classes végétales ou animales, soit dans les parties du corps de l’homme ; l’ordre de leur apparition chez le fœtus, l’enfant et l’adulte, sont les hases principales du cadre que je me suis tracé.
L’étude des instruniens de la vie dans les différentes classes d’animaux et de végétaux nous montre d’abord une grande simplicité d’organisation, puis une composition successivement croissante, et enfin des appareils compliqués. L’organisme se réduit ici à une absorption de matière nutritive ou de gaz atmosphérique; à des actes de circulation entre des molécules vivantes ou dans des vaisseaux; à des phénomènes d’exhalation et souvent de dégagement de chaleur.
L’embryon ne paraît être aussi dans le principe, qu’une masse organisée où la vitalité se borne à ces actions simples et primitives. Les membranes accidentelles semblent n’avoir d’abord que ces premier s rudimens d’organisme.
Ces actions obscures, moléculaires, se retrouvent aussi dans tous les organes du coi'ps de l’homme, et les viscèi’cs mêmes qui sont chargés de fonctions compliquées, jouissent encore do ces actes élémentaires , sans lesquels il ne peut y avoir de vie.
C’esl priucipalemcuL clans ces phénomènes obscurs que les explications liypolhélic|ues se sont succède' : c’est là c[ii’il est surtout difficile de ne point admettre une influence cache'e , ignore'e dans sou essence, espèce d’jc algébrique^ que nous conside'rons comme un inconnu, et que nous appelons la vie : il s’y passe des phénomènes de sensibilité bornés aux parties où ces actions ont lieu , ou du moins epi ne se transmettent point à un centre unique 3 il s’y opère des mouvemens moléculaires qui paraissent le résultat des rapports immédiats de la substance organique avec ses excitans, et l’on y observe des transformations de matière dont la chimie n’a point encore expliqué le secret. Or, ces phénomènes-là, dont la cause supposée a été individualisée , par les physiologistes, sous les noms de propriétés ou de forces vitales, de sensibilité organique , de contractilité organique insensible, d’affinité vitale, etc. ^ se retrouvent seuls dans les actions que nous venons d’énumérer, et qui commencent pour nous l’étude de la physiologie.
Absorption , circulation capillaire , nutrition , exhalation , calorification, tel est l’ordre qui paraît être le plus naturel pour étudier ces actions élémentaires, puisque les dernières d’entr’elles paraissent être la suite naturelle des premières. Ces actions n’ont d’autre organe que l’économie entière; et si quelc|ucs parties en sont chargées à un plus haut degré que d’autres, comme les pou-
mons pour te clégagenieDt >tu caloritjue, ce n’est
cependant pas d’nno manière exclusive.
Mais ces aclions ayant leur sie'ge dans les tissus fondamentaux, se réunissent, se combinent pour former les fondions dont les appareils sont charges. Le mouvement cesse d’etre une hypothèse plausible ^ des fibres cliarnues deviennent manifestes et se livrent à d’énergiques contractions. L’action du cœur ou de gros vaisseaux qui en tiennent lieu, vient se joindre aux actes que les animaux les plus simples présentaient d’abord j des canaux afïérens et efférens viennent ensuite compliquer cet organisme ; le développement des artères et des veines suit encore dans les productions accidentelles les aclions obscures qui s’y passaient d’abord ; il en arrive autant pour l’embryon , et les organes , à mesure qu’ils deviennent plus composés, ont une circulation plus compliquée. Or , l’histoire de celle grande fonction de circulation doit, d’après l’ordre successif du développement des fondions , suivre l’étude des actions élémentaires.
Chez les animaux les plus simples il y a sans doute une respiration, mais les organes en sont inconnus. A mesure que ces êtres s’élèvent dans la série, cette fonction se complique; l’embryon est long-temps sans respiration véritable. La plupart des organes des adultes ne sont point chargés de fonctions respiratoires; celle-ci est donc plus spécialisée que la circulation à laquelle elle est pour ainsi dire annexée. Aussi la respiration ne
doit-elle être étudiée qu’immédiatement après la
grande circulation.
Une grande partie des etres organises, les végétaux, n’ont point de digestion proprement dite j celle fonction est i’allribut de l’animalité, mais elle ne se manifeste point dans les premiers temps de l’existence ; elle ne s’exécute pas dans l’embryon et ne commence qu’à la naissance. Elle peut se suspendre pendant un temps assez considérable ; ses organes sont tout-à-fait spéciaux , limités; les actions nombreuses et variées de ceux-ci exigent l’accomplissement actuel de toutes les V autres fonctions nutritives. C’est donc la digestion qui, de toutes celles-ci, doit être étudiée la dernière.
Quant au nom collectif destiné à réunir les fonctions de nutrition , le mot ensemble me paraît préférable à celui de vie^ parce qu’il ne préjuge rien et qu’il ne tend pas à faire considérer dans l’homme deux existences indépendantes Tune de l’autre.
Des considérations générales sur le système nerveux, soit ganglionaire, soit cérébral, semblent devoir terminer l’iiistoire de ces actions nutritives , car c’est lui qui établit des relations entre les organes assimilateurs et ceux qui nous restent à passer en revue.
Mais bientôt dans la série des êtres organisés et peut-être dans tous ceux où existe une cavité digestive, des sensations sont éprouvées par les organes et rapportées à un centre commua. Ce n’est
plus sculcjuciiL une scnsibiliLe moléculaire profonde qui se manifeste, niaislncn un senliment avec conscience. Il en est ainsi pour l’cmbrjon qui d’abord paraît en etre privé, et qui plus tard doit aussi en éprouver. Ces sensations dilTèrent entre elles et se prêtent à des divisions naturelles. Les unes se rapportent d’abord aux fonctions luitrilivcs et n’ont point un siège fixe et déterminé. Presque toutes les parties en sont naturellement ou accidentellement le siège,- telles sont les sensations internes générales. Ici se rétrouvent le sentiment du bienêtre de l’existence et les douleurs dont le caractère est si variable et le nombre si grand.
Ailleurs les sensations se localisent , elles se circonscrivent, et se fixant dans des parties déterminées, devenant tout-à-fait spéciales, elles se réunissent à de grandes fonctions , et apprennent à l’être qui en est doué que l’accomplissement de celles-ci est indispensable à son existence j à la respiration se rattachent les besoins de rinspiratiun , do l’expiration , etc. ; à la digestion, ceux de la faim, de la soif, etc.
Des sensations en rapport avec les objets extérieurs apparaissent ensuite^ elles sont d’abord réduites à un simple tact général, puis elles se localisent, et cela, soit chez les animaux qui s’élèvent dans l’échelle, soit chez le fœtus qui vient de respirer, soit enfin dans quelques organes de l’adulte. La palpation est de toutes ces sensations spéciales celle qui est la moins circonscrite ; mais enfin elle est déjà limitée à des parties qui pen-
vent environner un corps par un grand nombre de points, viennent ensuite : le goût, qui a besoin du contact des saveurs; l’odorat, qui juge des vapeurs; l’ouïe, qui apprécie les vibrations des corps élastiques; et la vue, qui juge de la présence du fluide le plus subtil de la nature. Ces sensations sont présentées ici dans l’ordre de complication de leurs appareils, et d’après le degré de ténuité de plus en plus grand des corps sur lesquels elles s’exercent: leur élude doit être suivie de celle de la transmission du sentiment par les nerfs.
Quel que soit le système de métaphysique adopté, toujours est-il que l’étude des sensations devait précéder celle do l’intelligence, car si les premières ne sont pas les bases uniques de celle-ci , elles lui fournissent au moins d’immenses matériaux. Entrer dans des détails sur la manière dont ce vaste sujet peut être considéré, me ferait sortir du cadre resserré où il est convenable de se circonscrire.
Exaction de transmission de l’influence que les centres nerveux exercent sur les muscles doit être alors étudiée.
L’histoire des inouvemens vient ensuite. D’abord on aura à s’occuper : de la contraction musculaire en général , se présentant partout avec des caractères communs; de leur action sur les os, de la théorie des leviers, etc., on représentera les puissances locomotrices exécutant des inouvemens 1res varies et concourant à des actes généraux (mouvement musculaire en généra], station , pio-
gressîon, etc.), et déterminant d’autres fois des séries de motions qui se rattachent à un but fixe et de'terminé , presque toujours liées à quelques-unes des autres fonctions (action d’inspiration et d’expiration, préhension , mastication, etc. , mouvemens nécessaires pour que les organes des sens exécutent leur action, etc.). A celle dernière série de mouvemens on pourrait rattacher la voix et la parole j mais il y a ici autre chose à étudier que des phénomènes locomoteurs , et l’examen des questions débattues sur ce sujet, exige de le traiter séparément.
Les sensations , l’action nerveuse de transmission, l’intelleclion , les mouvemens, la voix et la parole , peuvent être réunis dans une même série , avantageusement désignée sous le nom cV ensemble de relation. Cette expression abrégée, qui exprime le but de ces actes organiques, est préférable au mot de vie animale ^ consacré par Bichat, qui désignait sous ce nom une classe d’actes vitaux dont fait partie l’intelligence de l’homme.
Ce mot ensemble a aussi l’avantage de s’appliquer à la troisième série de fonctions , à celle qui comprend les actes générateurs. Les uns , précédant la fécondation , sont propres à l’homme ou exclusifs à la femme,* les autres, communs aux deux sexes, se rapportent à l’animation du nouvel être • d’autres encore appartiennent au fœtus luimême ‘j et les derniers enfin , établissent les rapports de la mère à l’enfant ( gestation, accouchement , lactation ).
C’est «près avoir passé en revue l’iilstoîre de tonies les fonctions qu’il est convenable de parler de leur état dans les différentes circonstances où riiomme peut se trouver placé; dans la veille et dans le sommeil , dans les sexes, dans les temperamens, dans les climats divers ; d’en suivre les développemens dans les âges , et d’étudier leur terminaison par la mort, suivie elle-même de la putréfaction.
Alors seulement connaissant l’homme, on pourra le comparer aux autres êtres de la nature. En reculant ainsi le parallèle entre les corps bruts et les êtres organisés, entre les végétaux et les animaux , on perd , il est vrai , l’occasion de faire quelques leçons brillantes dans les commencemens d’un cours, maison y gagne l’avantage inappréciable de se faire mieux comprendre par les élèves qui commencent.
C’est alors aussi qu’on peut s’élever à des considérations générales sur les lois qui président à la vie, sur la vie elle-même, sur les forces qu’il faut bien y admettre, puisqu’on ne trouve point une explication meilleure des phénomènes de l’organisation; l’élève comprendra alors les vues élevées qu’on lui présentera , et qu’auparavant il ne pouvait saisir.
L’histoire de la science complétera le cours ; elle était déplacée dans les premières leçons : car comment présenter aux étudians un tableau des découvertes des différens âges, quand les faits qui s’y rapportent leur sont encore inconnus?
Je UC roclicrchcrai point sMl y a beaucoup de neuf dans la classilicalion precedente j je suis peu sensible au reproclie de n’en point dire, mais je liens dans un cours à être clair cl méthodique. J insisterai seulement ici sur les considérations d utilité qui m’ont fait depuis long-temps adopter la marche précédente.
D’abord , il me semble que cette classification rapproche les actions du même genre et éloigne celles qui sont le plus dissemblables; ensuite elle présente cet avantage, qu’elle permet de suivre, ainsi que le font le naturaliste et l’emliryologistc, l’organisation depuis ses rudimens les plus simples jusqu’à sa complication la plus élevée ; de plus , elle fait passer du simple au composé, du connu à l’inconnu. On peut étudier l’absorption , la circulation capillaire, l’exhalation , sans connaître la digestion , car il est des êtres qiii n’ont d’autres fonctions qu’une absorption, une circulation et une nutrition , et des sécrétions de liquides ; mais il est impossible de se faire une juste idée de la digestion , sans avoir quelques données sur l’inhalation, surle cours du sang dans les petits vaisseaux, et sur l’action exhalante, puisqu’il y a dans la fonction digestive des phénomènes d’absorption (absorption des boissons et du chyle), de circulation capillaire (rougeur de la membrane muqueuse par suite de l’abord des alimens) et d’exhalation ou de sécrétion (perspiration gastrique , formation de mucus, de la salive, de la bile, etc.). Les incines considérations sont appli-
cables aux fonctions des deux derniers ensembles.
Toutefois, ici, comme dans toute autre classification , se présentent des inconvéniens , et je ne cberchcrai point à les dissimuler : c’en est un réel de séparer la circulation capillaire de Thislüire de la grande circulation, puisque celle-ci est considérée, par une foule d’auteurs, depuis Harvey, comme une dépendance de celle-là. Mais, sans entrer dans l’examen de cette importante question , qui me conduirait trop loin, je chercherai à justifier la séparation que j’établis, en disant : que chez une foule d’étres qui n’ont point de cœur, il existe une circulation capillaire; que les vaisseaux chez l’embryon paraissent avant les centres circulatoii es; que les productions accidentelles ont des vascularités qui ne communiquent point toujours avec les organes centraux; que si l’on avait à étudier celte circulation élémentaire, il faudrait bien le faire indépendamment de l’état du cœur; que pour mettre l’élève à portée de comprendre l’histoire de la circulation capillaire, il suffira de lui dire qu’en arrivant aux petits vaisseaux, le sang éprouve une impulsion saccadée ^ devis à tergo ; et qu'’en sortant de ceux-ci, le fluide sanguin pénètre dans un ordre de canaux appelés veines, où il marche dans un sens opposé a celui qu’il suivait dans les artères : d’ailleurs, la grande question de l’influence du cœur sur les capillaires, ne sera que plus éclairée par celle séparation, puisque, considérant, par hypothèse, ces deux actions comme isolées, ou aura plus lard , en
traitant des influences de foncUons sur fonctions, l’occasion d’en recliercher les rapports mutuels ( pag. 483 ).
Au premier abord il ne paraît pas non plus convenable d’étudier la calorilication avant la respiration, puisque la seconde fournit des matériaux à la première ; mais ce n’est pas dans le poumon que la 'chaleur vitale est exclusivement dégagée, c’est aussi dans le parenchyme des organes et pendant que la circulation capillaire et l’acte nutritif s’opèrent. Le sang étant étudié à l’occasion de ces ‘ premières actions, l’exhalation et la nutrition étant d’ailleurs connues, on possède quelques-uns des principaux documens pour apprécier le phénomène du dégagement de la chaleur, et pour juger des moyens qu’a l’économie de résister à une température élevée. Les autres points de l’histoire de la calorification se retrouvent dans l'étude des influences que la respiration, la digestion et le système nerveux exercent sur cette action vitale (pag. 483).
Un autre inconvénient semblerait être attache à la méthode que j’adopte : c’est d’éloigner des grandes fonctions nutritives certains actes sensoriaux et locomoteurs pour les reporter aux fonctions de relation^ mais il y a tout avantage à établir ces divisions : ce n’est pas la faim ou la soif qiu font connaître la digestion ; la préhension des aliniens, leur mastication, ne sont que des actions mécaniques qui exigent la connaissance soit de l’action musculaire , soit des leviers , et qui iic peu-
vent ctre comprises qu’après l’élude des phénomènes dont les muscles et les os sont chargés. On peut en dire autant des besoins de la respiration , des mouvemens du thorax et des muscles inspirateurs. L’étude de toutes ces actions sera d’autant plus avantageusement reculée, qu’arrivé à la partie du cours où l’on s’en occupera , on aura parlé des usages des nerfs, et de leur action sur les organes locomoteurs.
Pour compléter l’esquisse de ce cadre physiologique , il est bon d’établir la manière dont chaque action ou chaque fonction pourrait être étudiée.
§. V. — De la Marche a suivre dans l’exposition DE CHAQUE FONCTION.
Dans l’exposé de chaque action ou fonction, l’ordre suivant paraît convenable :
10. La définition concise et surtout intelligible du phénomène dont on va traiter j
2®. Les matériaux de la fonction, c’est-à-dire les considérations anatomiques en rapport avec elle, et la connaissance des liquides ou des fluides sur lesquels elle s’exerce, ou qui en sont le résultat. Toutefois l'anatomie des organes, dans un cours de physiologie, ne sera point un simple préambule, souvent incomplet, rappelant quelquefois des choses indifférentes, et négligeant certains détails propres à faire mieux concevoir les phénomènes qu’on veut étudier. Supposant (comme cela doit être ) que hélève possède des connaissances
anatomiques, et (railleurs pn'sontant toujours à ses yeux, pendant la leçon, les organes naturels ou figurés, sur lesquels la fonction s’exerce, on fixerait ainsi son attention, cl on décrirait seulement les points iriiportans de structure, à l’occasion de l’action dont ils éclairciraient le mécanisme. Exemple : Pénétration de l’air dans la trachée; examen anatomique des bronches et de leurs cavités ; passage du sang des artères dans les veines; étude de ce que l’on sait sur leurs communications, etc.
3o. Les faits avérés que la science possède sur le sujet traité. Il faudrait en décrire avec soin les détails; être réservé sur le jugement (ju’on en porterait, et chercher à apprécier leur valeur comparée.
40. Discuter les explications proposées; ne s’attacher qu’à celles qui ont quelque importance; indiquer à peine ces questions oiseuses qui embarrassent la mémoire des élèves sans leur rien apprendre, et qui ne leur donnent qu’un faux savoir; ne pas craindre d’aborder les points de discussion dilficiles, mais seulement quand le pathologiste pourra tirer quelque parti delà solution des questions.
5o. Les usages delà fonction.
■ Go. Scs modifications dans les dilférens Ages, dans les divers individus, etc.