COPA CR PP ET EU
à | | me servir des textes des ouvrages et de les transcrire littéralement, bien intimement persuadé que je suis que je ne serais pas parvenu à rendre les objets qui y sont mentionnés avec plus de clarté que ne l'ont fait les auteurs eux-
mêmes.
Je m’estimerai assez heureux si mon zèle est couronné par l'accueil publie, si mes compatriotes exaucent les vœux que je forme sans cesse pour le bien de notre patrie, et enfin si mes efforts sont secondés par le gouvernement bré-
‘silien !
LEURS RÉSULTATS FACHEUX LORSQU'ON LES PRATIQUE DANS LES ÉGLISES ET DANS L'ENCEINTE DES VILLES, ET DES MOYENS D'Y : REMÉDIER PAR DES CIMETIÈRES EXTRA-MUROS,
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Ch entend par inhumation les derniers devoirs rendus aux morts, devoirs qui consistent à les ensevelir et à les déposer dans le sein de la terre. Chez les peuples anciens , l’incinération des cadavres était un mode de sépulture fort en usage, mais il a été abandonné par les modernes. Soit qu’un sentiment d'horreur naisse spontanément à l'inspection d'un corps privé de la vie, soit que le sentiment de notre propre conservation nous révèle la nécessité de nous en éloigner, soit enfin qu'un sentiment de piété nous prescrive le devoir de garantir de la voracité des bêtes féroces les restes de ceux qui nous sont alliés par ‘plus ou moins de motifs d'amitié, de parenté ou de religion , toujours
(12) est-il vrai de dire que toutes les nations ont, de tout temps, donné aux morts la sépulture. Peut-être même que la connaissance des maladies par suite de la putréfaction fut le motif principal ou le plus puissant dans la détermination d’une telle pratique, surtout si on réfléchit au spectacle affreux d’un corps en décomposition parmi les vivans. D'ailleurs, ces derniers devoirs étant dictés par la religion des anciens, commandés par la morale, s’attachaient à des vues politiques et étaient réputés sacrés : aussi celui-là qui les négligeait commettait ün crime. Les ombres des morts privés de sépulture erraient éternellement sur les bords du Styx, sans que l'impitoyable Caron voulüt leur accorder l’entrée dans sa barque, Un grand général athénien, après. avoir remporté une victoire brillante:et sauvé son pays, perdit toute sa gloire et courut le danger de subir la peine de mort, pour n'avoir pas ordonné, soit par négligence, soit par un concours de circonstances impérieuses, les funérailles des guerriers tombés dans les combats. Au milieu des hostilités formidables et de la fureur la plus grande d'une guerre, les deux partis ennemis s'accordaient réciproquement des trèves pour brüler les morts. Leur refuser les derniers honneurs, c'était encourir la vengeance des Dieux. — Dans l’Zliade , Ie vénérable Priam demanda à Agamemnon et aux autres rois grecs la liberté de brüler les Troyens tués par leurs armes. Achille, ayant reçu d'Iris, messagère de Junon, l’ordre de donner la sépulture au corps de Patrocle, traîna le corps d’'Hector autour d’un bûcher, et immola douze prisonniers aux mânes de son ami. Apollon est envoyé par Jupiter pour rendre à Sarpédon les honneurs funèbres. Les criminels étaient privés de la sépulture après leur mort, et ce châtiment était regardé comme le ‘plus grand de tous. — Créon, prince thébain , ordonna que le corps de . Polynice serait abandonné aux bêtes féroces; mais la piété d’Antigone viola cet ordre inhumain. Cimon, fils de Miltiade, s’offrit en otage et promit de payer les dettes de son père, sous la condition qu'on accorderait à celui-ci la sépulture. Ce respect , ce culte religieux pour les . morts, cet attachement extrême aux lieux qui contiennent teurs cendres , cette importance attachée aux sépultures, ont été sentis et par les
nations les plus éclairées et par les peuples les plus sauvages. Quelques philosophes, ou plutôt des sophistes, affectèrent beaucoup d’indifférence pour les sépultures : ainsi Diogène, Bion et divers autres cyniques méprisaient les honneurs rendus aux morts; mais une opinion aussi contraire à la véritable philosophie a été justement repoussée
par tous les hommes, et dans l’histoire de l'antiquité, la vénération pour les morts, la nécessité des funérailles, et l'horreur , le crime : attachés à Ja violation des tombeaux, sont une partie de la politique et de la religion, quoique plus tard on ait poussé ce sentiment si naturel à l'homme jusqu'à l'erreur et la superstition (1). Plusieurs habitans d’une ville de Cappadoce que la peste ravagea sous l'empire de Gallus et de Volusien, craignant de ne point être portés dans le tombeau de leurs ancêtres, s’y enfermèrent vivant encore. — Asychis, roi d'Égypte, voulant contraindre ses sujets à s'acquitter dè leurs dettes envers l’état, prit en dépôt les urnes qui contenaient les. cendres de leurs ancêtres, et menaça ceux qui ne rempliraient pas leurs engagemens d’être privés de sépulture. — Le peuple égyptien
honorait les morts d'un culte religieux; il leur érigeait des monumens destinés à rappeler aux races futures leurs grandes actions ou
(1) « Grégoire de Tours rapporte qu’un voleur ayant osé entrer dans le tombeau de saint Hélius, ce prélat le retint et Pempêcha de sortir. Le mème auteur nous apprend qu’un pauvre habitant de la Touraine, n'ayant point de pierre pour couvrir le lieu où un deses enfans avait été inhumé, enleva celle qui fermait l’ouverture d’un vieux tombeau où reposait sans doute, dit Grégoire de Tours, les cendres de quelque saint personnage. Ce malheureux père fut frappé sur-lechamp el tout à la fois de mutisme, de cécité et de surdité. (Spont. 6om. sacra. p. 205.) David Niecta fait le tableau des accidens terribles et de la mort dont fut frappé un impie qui avait violé le tombeau d’un saint. ( {pud Baron. , t. ro.) Josèphe, dans ses Arch. jud., remarque qu’Hérode ayant ordonné que le tombeau du roi David fût ouvert pour en tirer les richesses qui y étaient renfermées, deux : satellites employés à cet ouvrage en périrent. » Tout.le monde, dans le siècle où nous vivons, sait faire justice de ces contes. Ils ont servi à bien des spéculations ! ;
leurs grandes vertus, et il punissait les grands coupables en les privant des honneurs ‘unèbres (1). | | |
La conduite de tout Égyptien était examinée publiquement ; s’il avait été vertueux , on lui accordait d’honorables funérailles; mais si les accusateurs prouvaient qu'il s'était rendu coupable de quelque crime , son corps, jugé indigne des honneurs, était jeté dans le Tartare , sorte de fosse qui représentait le lieu où l’on subissait des peines éternelles, et qui a été sans doute l’origine du Tartare des Grecs, êt dont l’existence est supposée dans la plupart des sectes religieuses. — Persuadés qu'ils étaient que les corps devaient ressusciter avec les âmes , les Égyptiens ne confiaient point Jes cadavres à la terre, etlils les transformaient en momies. On sait combien ils ont été habiles dans l’art des embaumemens. Les corps ainsi préparés étaient renfermés dans des coffres , ou espèces d’armoires étroites et couvertes, et étaient déposés debout, soit dans des maisons, soit dans des caves souterraines. — L'orgueil des rois d'Égypte voulut des tombeaux qui devinssent à jamais l'admiration de l'univers , et des pyramides s’élevèrent. L’usage des bûchers pour brûler les morts ne paraît pas avoir élé connu chez cette nation. — Les Grecs cependant l'adoptèrent déjà du temps d'Homère; les cadavres des grands capitaines et des souyerains étaient livrés aux flammes, et leurs cendres recueillies dans des urnes magnifiques. Les prêtres faisaient des sacrifices devant le bûcher, et des jeux publics accompagnaient les cérémonies funèbres. — Achille rendit de grands honneurs au corps de Patrocle; lorsque le bûcher eut consommé les restes de son ami, il fit recueil- lir ses os et les plaça dans une urne d’or entourée d'une double enveloppe de graisse et recouverte d’un voile précieux. Cette cérémonie achevée, les Grecs élevèrent un monument sur la place du bûcher et l'enceinte du tombeau fut marquée. — Philoctète brûla le corps d'Hercule par l’ordre de ce héros lui-même. Didon, désespérant de s'allier avec Énée, se précipita dans un bûcher; ce qui indique-que
(1) Ségur, Histoire universelle, t. 1, p. 56.
| (15) probablement les Phéniciens adoptaient ce mode de sépulture, plus tard suivi par les Carthaginois (1). — Cependant l'inhumation était en usage chez les Grecs, et elle était même leur mode ordinaire de sépulture. Les tombeaux de ces peuples étaient placés sur les collines, au pied des montagnes, sur les bords des fleuves, ou le long des rivages de la mer, et toujours à une grande distance des villes. Seuls, les Spartiates les conservèrent dans Lacédémone. Sans doute ce peuple, extrême en tout, voulut former ses guerriers par ce spectacle au mépris de la mort et à l’amour de la vertu. — Plus judicieux, les législateurs d'Athènes ordonnèrent que les tombeaux fussent éloignés de ses murs; mais ils ne défendirent point qu’on déposät les ossemens des hommes qui avaient rendu de grands services à la patrie dans un monument public qui embellissait le Céramique, lun des plus beaux faubourgs de la ville. Les colonies grecques adoptèrent les mêmes usages; on voyait aux environs de Syracuse les tombeaux de cette ville. — Peu de peuples ont porté plus loin la pompe des cérémonies funèbres et la magnificence des tombeaux que les Athéniens; comme tous les peuples de la Grèce, ils avaient un grand respect pour la demeure des morts.
Il paraît que les Troyens brülaient aussi leurs morts, et que, comme les Grecs, ils révéraient beaucoup les tombeaux. Lorsque Énée, suivant les ordres des dieux, abandonna Carthage et fit voile vers l'Italie, contraint par.une formidable tempête, il relâcha à Drépan, en Sicile, où sa première action fut de faire des sacrifices sur le tombeau d’Anchise, de célébrer son anniversaire , et de faire représenter divers jeux pour honorer ses mânes (2). Ce chef des Troyens ne mon-
(1) Virg., Æneid., lib. 1v, vers 65 et suivans, s'exprime ainsi à ce sujet : Dutces exuviæ, dm fata Deusque sinebant, A ccipite fhanc animam, meque his exsolvite curis... (2) Virg., lib. v, vers 36 : | Adventum, sociasque rates , occurrit Acestes, Horridus in jacutis et pelle Libystidis ursæ.
(36) tra pas moins d'empressement à rendre les honneurs funèbres à Misène , son pilote ; il lui dressa un tombeau sur le promontoire qui a depuis porté le nom de ce guerrier (1). — Les Assyriens, les habi-
tans de Colchos précipitaient les cadavres dans les fleaves. Les Scythes
les ensevelissaient dans la neige. Les peuples qui habitaient en Italie les bords de la mer, lui confiaient leurs morts. Ceux qui vivaient dans les forêts , tels que les Germains, les plaçaient sur un bûcher et les livraient aux flammes (2). — Ainsi, les divers modes de sépulture de plusieurs peuples anciens ont dépendu le plus souvent de a nature du climat qu’ils habitaient; mais je crois pouvoir avancer avec certitude que linhumation a été chez toutes les nations l'usage le plus généralement suivi. — Les Éthiopiens déposaient une partie de leurs morts dans des colonnes de verre, qui devenaient de véritables sarcophages ; ils en confiaient d’autres aux ondes des fleuves. — On accuse les Massagistes d'un usage affreux ; on dit que ce peuple
avait la cruauté superstitieuse de massacrer les vieillards et d’en faire
un horrible festin; mais peut-être les anciens historiens ont-ils été trompés par des récits infidèles. — Les cérémonies funèbres des Juifs ont été décrites avec beaucoup de soin par Gierus Quensteedt et le bénédictin Calmet : il paraît que l'imhumation était le mode ordinaire de sépulture de ce peuple. Adam fut inhumé dans la ville d'Hébren. Caïn couvrit de terre le corps de son frèrè. Le corps de Sara fut enterré par Abraham (3). La caverne d’Hébron contenait les restes d'Abraham, d'Isaac, de Rébecca, de Lia; et plus tard elle recut les
corps de Jacob et de ses fils, qui avaient d'abord été déposés dans un -
(1) Virg Æneid., lib. vi, v. 195. | Ergo omnes magño circum clamore fremebant.
Prœcipuè pius Æneas........
(2) Chaque latitude a son empreinte, chaque climat a sa couleur. (Cabanis, Rapport du physique et du moral de l’homme. )
(3) In speluncä agri juxta urbem Hebron ab Hephrone Chetdo emptà. ( Genèse. )
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(17) tombeau élevé dans un champ que Jacob avait acheté des enfans de Sichem. Les Juifs n’eurent point de lieux consacrés exclusivement aux sépultures ; ils inhumaient leurs morts dans les jardins, le iong des chemins, au milieu des champs, sur les montagnes, etc. — Moïse et Aaron furent inhumés sur une montagne. On enterra le corps du roi Saül au pied d’un arbre, dans une forêt, près de Jadès Galaad. Des cavernes pratiquées dans les montagnes de Sion contenaient les corps des rois de Juda, et quelquefois aussi ceux des prêtres. Les morts, liés de bandes et enveloppés d’un linceul, étaient déposés sur de petits lits, et placés ainsi au milieu des grottes. Cepen- dant les Juifs ont queiquefois brülé les corps des rois ; mais cet usage a été chez eux d’une très-courte durée, et fut commandé par des circonstances impérieuses. — On ne refusait point la sépulture, chez les Juifs, aux plus grands criminels, tant ce peuple attachait d’importance aux honneurs funèbres; et pourtant ses prophètes ont menacé plusieurs fois les faux prophètes et les idolâtres de faire jeter leurs os hors des sépultures.
Aucun peuple n’a été plus religieux que les Romains, aucun n’a plus respecté et honoré les morts. Ils se conformèrent ,; dans les premiers temps de la république, aux usages des nations de l'Italie qui les environnaient. Numa Pompilius, le second de leurs rois, fut inhumé
‘sur le mont Janicule, situé alors hors de la ville. Dès le quatrième siècle de Rome, les morts étaient indifféremment rendus à la terre ou consumés par le bûcher; cependant Pline a dit: « Zpsum cre- « mare apud Romanos non fuit veteris instituti; terrä condebantur. : Ils furent long-temps déposés hors des villes, et une loi des Douze Tables défendait de les inhumer ou de les brûler dans Rome. Cicéron a couservé le texte de cette loi. « Hominem mortuum in urbe humare «vel urere jus ne esto. Cependant leurs législateurs permirent d’honorables exceptions pour les vestales , les généraux , et les hommes qui avaient rendu de grands services à l'État. — Plusieurs familles pos-
sédaient le privilége d’avoir leurs sépultures dans les champs Esquilins, ou dans quelques parties de la ville, mais peu en usèrent ; ainsi
les descendans de Valérius Publicola, et le collègue de Brutus, et les Claudiens,, n’exigèrent point la jouissance des honneurs décernés. à leurs ancêtres. Bientôt les tombeaux furent placés hors de l'enceinte de Rome, le long des grands chemins, qu'ils embellissaient. Les milles de la voie Appienne étaient décorés par une multitude de colonnes , de cippes, de sarcophages, des pyramides élevées pour perpétuer la mémoire des plus illustres citoyens romains, des Servius, des Scipion, des Métellus. On voyait, en approchant de l'Albana, la tombe de cette Tullie , si chère à Cicéron , et plus loin la sépulture de César. — Lorsqu'un Romain avait er la vie, son corps était lavé avec de l’eau chaude, souvent embauimé, et toujours recouvert d’un vêtement; sil avait rempli des emplois publics , on le revêtait d’un habit qu'il portait pendant qu'il jouissait de sa plus haute dignité, et on l'exposait pendant sept jours sur un lit de parade, sous le estibélée ou à l'en trée de sa maison : un rameau de cyprès placé sur la porte annonçait aux passans l'événement funeste qui était survenu. Après sept jours écoulés , le corps, vêtu de sa robe et baigné de liqueurs odoriféranies, élait placé sur le büchér ; mais avant de le livreraux flammes, on lui coupait un doigt qu'on enterrail. cérémonie déjà usitée, par les Grecs. Quand le feu l'avait consumé, ses restes, les cendres , les ossemens torréfiés étaient recueillis, lavés avec du vin et du lait, e
déposés dans des urnes ou des tombeaux. Pour mieux connaître les cendres, quelquefois on brülait les corps dansune toile d'amiante ; mais le. plus souvent, on se bornait à bien examiner la place du büchersur
laquelle le corps ayait été déposé. — Achille dit à Agamemnon , dans Homère : < Nous recueillerons les os de Pairocle sans les confondre ; «ils seronttrès-reconnaissables, car ils étaient au milieu des bûchers. »
Tant d’urnes d’un travail parfait, et des patères d’un excellent style,
que nous a laissées l'antique Étrurie , prouvent combien ces. peuples honoraient lesmorts. — Ï.es anciens Gaulois plaçaient les corps de leurs chefs, revêius de pourpre, sur un immense bûcher, qu'ils paraient des drapeaux conquis, d'armes de toute espèce, de fleurs, de figures
hiérogl\phiques. On à trouvé dans la Bretagne, à une profondeur.de
vingt à trente pieds sur les rivages de la mer, des tombeaux en brique qui renfermaient des urnes dont la forme n’est pas sans élégance.
-Dans:les premiers temps de l'Église, on vit les chrétiens adopterles coutumes des Juifs, laverleurs morts, les embaumer, les envelopper de linge précieux, les conserver pendant sept jours (ce que les Juifs ne faisaient pas), et enfin les ranger dans des caves dont plusieurs sont devenues ce qu’on appelle aujourd'hui les catacombes. On brülait ies corps des grands. La nécessité de dérober aux païens les corps des martyrs, et les persécutions exercées avec tant de rigueur contre les chrétiens de la primitive Église , les forcèrent d’ensevelir leurs morts avec le plus grand mystère ; ils cachaient leurs corps dans des maisons particulières, et de là les portaient furtivement et avec des précautions extrêmes au lieu des sépultures publiques. — Tachard visita les ‘sépultures des Chinois à uve demi-lieue de Batavia, dans les terres ; leurs cimetières étaient des bois laillis traversés de petites routes qui conduisaient à des sépultures différentes. Là reposaient les Chinois de la basse qualité; mais les tombeaux des grands embellissaient une autre campagne remplie d’une infinité de coilines toutes couvertes de bocages et d’un aspect très-agréable. Au haut de l’une de ces éminences, Tachard vit un cabinet de feuillage qui rénfermait une table entourée de bancs, et dont les parois soutenaient diverses idoles. C:t asile est le lieu dans lequel les bonzes font les festins des morts (1). La plupart des tombeaux chinois parurent au voyageur de petits mausolées très-propres et d’une forme qui flattait la vue; ils étaient ornés dé divers morceaux de sculpture, et avaient plus ou moins de marches et d’élévation, suivant leur magnificence. Les empereurs chinois sont inhumés dans des grottes sur des montagnes. Gameki- Caeri a vu hors de Nanking le tombeau du premier empereur de la famille de Ming ; c'est une salle fort bien couverte, avec une autre pièce qui ressemble à une galerie. On assure que les Chinois de la