‹ Dissertation sur les Tingling dont parlent les livres chinoisChapitre 2 sur 3 · DISSERTATION SUR LES CENTAURE · texte numérisé non relu

DISSERTATION SUR LES CENTAURE

éaut Cart des choses futures, comme lés Vclleda des Gaulois, était t tonde ». Aussi bien que Chiron sou père, clic appartenait donc à la belle nation des Polonais et des Sarmales, et elle devait avoir les yeux bleus. Or, il est au moins très-digne de remarque, que pour indiquer la pupille, en chinois , ou la Prunelle, [:Jni Tsing, on emploie le symbole jEij , £&7, et la clef de la couleur bleue , Tjing, caractère Iraduit ici par Cœruleus.

La prunelle était donc , dans cette primitive écriture, le bleu île Cail, tandis que , chez les Chinois , tous les yeux sont, aussi bien que les cheveux, d'un noir foncé et jamais bleu.

On pourrait donc , par cela seul , conjecturer que les tribus Mongoles et Chinoises ont reçu leur écriture hiéroglyphique îles races Slaves et Grecques, aux yeux bleus, aux cheveux blond* ; et alors on ne s'étonnerait plus, comment les rapports les plus surprenans existent , entre les formes des lettres de Talphabet grec et illfrien, et les formes anciennes des caractères de jours et d'heures, formant des Cycles, apportés et conservés eu Chine jusqu'à ce jour a .

Mats les livres chinois nous montrent-ils, en effet, ces peuples écuyers par excellence , ces anciens Polonais , les Ting-ling , comme civilisés et éclairés? C'est ce que M. de Taravey affirme ; et d'abord il observe que leur nom même "T* Tmg Ling 9 indique cette Intelligence suprême, qui a fait de Chiron un ancien type de civilisation par excellence.

Ling, caractère classé sous la clef de la Pluie, j^J Yue, ou des Nuées (vif An, en grec), signifie Esprit, Intelligence; et Ting a le sens de viril , grand, fort, robuste.

Le royaume des Ting-lin% , était donc celui des peuples à intelligence virile ou robuste, et comme les fables naissent toujours de quelque vérité mal comprise, il est fort à remarquer ici, que suivant toutes les mythologies , les Centaures étaient issus d'Ixion et de NepJielé, c'est-à-dire de la nuée, et que nous ve-

1 Ecce venit rutilia numéros protecta capiltis...,

.... fatoruro arcana canebat. Metuiu. lib. 11, v, 636. 64 <K * Voyez l'Essai sur tes Lettres de M» de Paravey; voir les exemples que nous en avons donne'» pour TA , le B et le C. tome xvi, p. S35 et xvu, j»,

WSSCttTATieN SUR L£S CENTAUAES. 9

nous 4e voir le caractère Yue cekii de la pluie au des nuées, entrer dans leur nom Ting-ting.

}kÙ9i avons-nous dit, le* Centaures le plus souvent, sont donnés comme féroces et grossie», aussi bien que les Minotaures, et M. de Paravcy, s'appuyant sur M. Klaproth, nous montre en effet, qu'on distingue aussi, dans les livres conservés en Chine , divers royaumes de Ting-Ung.

Parmi ceux du Nord, se trouvaient sans doute, des Cosaques féroces, et seulement guerriers et cavalier» intrépides, tandis que vers le Sud et vers le pays des Ou-sun (peuple où M. de Paratey, voit tes gryphons d'Hérodote, et qu'on figure, en effet, avec de» longues griffes, au lieu de mains,daus le Pian-y-tien\, M.Klaprotb, cite, d'après les livres chinois, d'autres peuples de Ting-Ung 9 célèbres, dans ces contrées centrales de l'Asie, et dont le nom, eu langue des Oa-«as, voulait dire hommes vénérable*.

Cette tribu vénérée de Ting-Ung était donc celle à laquelle dut appartenir le vénérable et docte Chiron , personnage qui , pour ses vertus et sa science , eut la gloire de donner son nom à Tune des plus belles constellations.

Quand on raisonne à la manière des Dupuis et des Volney, il suffit d'avoir vu son nom inséré dans le ciel, chose si naturelle pour les premiers hommes, pour n'être plus qu'une abstraction, et pour qu'on puisse nier la réalité de toute une vie plus ou moins illustre. Mais les bons esprits ne partagent pas ces ridicules idées , qui tendent à nier toute l'antiquité, et à anéantir les bases même de l'histoire. Et d'ailleurs, il y eut des contrées reculées où les fables grecques n'ont pu pénétrer, et où l'antique et admirable écriture hiéroglyphique, sert au conr Iraire, h éclaircir ces fables elles-mêmes, et à rétablir les vérités historiques les plus importantes.

M. de Paravey le montre en ce lieu même, pour cette fable qui prétend que tes centaures eurent pour mère une véritable nuée; et si l'on doutait de sou assimilation des Ting-Ung à la race *S/sve,.soit russe, soit polonaise, il renverrait non-seulement aux livres et aux cartes antiques dont il a parlé, et dont un ministre éclairé devrait ordonner la publication ; mais encore au dernier traité conclu entre les Russes et les Chinois dont la traduction a été publiée.

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