VALÈRE
Euh?
(Il s'en va, et lorsqu’il est vers la porte il se retourne.)
DORINE
Hola ! seigneur Valère !
(Elle va Var rester par le bras, et, luy, fait mine de grande résistance.)
(Il fait un pas pour s'en aller.)
valère s'en va , et lorsqu'il est vers la porte il se retourne.
Hé?
( Elle arrête Valère par le bras.)
valère feignant de résister.
DORINE
(Elle quille Valère et court à Mariane. Elle quitte Ma riane et court à Valère. Elle les lire l'un et l'autre. Mariane tourne l'œil sur Valère et luy fait un petit souris.)
DORINE quittant Valère et courant après Mariane.
( Elle prend Valère et Mariane par la main et les ramène. )
(Mariane se tourne du cité de Valère en lui souriant.)
Ailleurs, les changements sont de vrais contresens. Ainsi, dans la scène de Tartuffe avec Elraire :
( Il luy serre le bout des doigts.)
(Il luy met la main sur le genou.)
(Elle recule sa chaise , et Tartufe rapproche la sienne.)
( Prenant la main i’Elmire , et lui serrant les doigts.)
(Il met la main sur les genoux d'Elmire. Elmire recule son fauteuil, et Tartufe se rapproche d’elle.)
En voilà plus qu’il n’en faut pour prouver que nous n’avons pas encore dans les éditions modernes le texte de Molière. Que diraient les érudits si l’on ne mettait pas plus de soin à la réimpression des classiques latins? Qui oserait changer un vers de Virgile, une phrase de Cicéron ?
Il serait digne de l’Imprimerie impériale, qui fait de si beaux livres , quand elle veut s’en donner la peine (témoin son Imitation de Jésus-Christ , in-folio), il serait digne de cet établissement vraiment national de consacrer ses presses à Molière et à quelques autres grands classiques français. Pas de notices, pas de commentaires ; rien de mieux, mais un bon texte revu sur les éditions originales publiées du
vivant de Molière et imprimées sous ses yeux. Alors on pourra caractériser cette édition vraiment honorable, en lui appliquant le vers fameux de Tartuffe :
Nom Tirons sous un prince ennemi de la fraude.