‹ Dissertations sur l'hydrotherapie appliquee aux maladies guerissables ou modifiables par ce traitementChapitre 13 sur 35 · LETTRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE DIXIÈME

Maladies de l'appareil de la vision - Des névroses du globe de F oeil

- Description faite par M. Vidal - Modifications que les névroses ik l'oeil apportent à la vision - Myopie - Presbyopie - Hèmèralopie ' Nyctalopie - Hémiopîe - Diplopie - Berlue - Amaurosc

- frottement de Uhëmcralopie - Traitement de la nyetalopie - Traitements de la diplopie et de l'hèmiopie - La berlue est inguérissable par l'hydrothérapie - L'amaurosc est rebelle à ce traitement comme à tous les autres - Les maladies de l'appareil d**" la vision guérissables par l'hydrothérapie, ne le sont que parce qu'elles sont symptomatiques d'autres affections - Maladies de l'appareil auditif - Négligence apportée jusqu'à ce jour à l'étude de ces maladies - Un maitre de poste inventeur du cathéthérisme de l'oreille - Peu de part que prend la nature dans laguérison des maladies de cet organe - Couses de la rareté des guérisons - Causes de leur incurabilUé fréquente - Inflammations du pavillon de l'oreille - Traitement - Inflammation de la peau du conduit auditif - Traitement - Inflammation du tissu glandulaire du conduit auditif - Insuffisance de l'hydrothérapie dans le traitement de cette affection - Inflammation de la membrane mttqueuse de la trompe d'Eustache - Traitement - De l'otaigie - Ses couses - Son incurabilUé - Impuissance de l'hydrothérapie.

Nous allons examiner maintenant quelles sont les maladies de l'appareil visuel et auditif, dans lesquelles l'hydrothérapie est appelle à rendre quelques services. La délicatesse des organes affectés et la nature des maladies qui envahissent les diverses parties de ces appareils rendent le traitement hydrothérapique impuissant dans la majorité des cas, impossible dans quelques uns, inexécutable dans quelques autres, aussi notre cadre sera bien limité dans cette circonstance. Nous comment-

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cerons par les névroses du globe *de l'oeil. Ces névroses bien souvent, presque toujours rebelles à tous ies agents médicamenteux employés, incurables par toutes les méthodes, ont été admirablement décrites par M. Vidal dans le troisième volume de son grand ouvrage:

« L'oeil peut être altéré comme instrument de dioptrique, dit-il, ou comme organe sensible et vivant. Dans le premier cas, ce sont des solutions de continuité, des corps étrangers, des déplacements des opacités des milieux : ces altérations détournent ou arrêtent les rayons lumineux. Dans le second cas, rien de physique n'agit sur les rayons, rien ne s'oppose à leur marche. Mais le système nerveux destiné à la vision ne reçoit pas ou ne perçoit pas convenablement la lumière; le sens est lésé dans sa partie vitale ; la sensation ne peut donc s'accomplir. Dans les premiers cas, c'est la lumière qui manque au système nerveux; dans le second, c'est le système nerveux qui fait défaut à la lumière, il ne répond pas à son excitation , ou ne réagit pas convenablement. Ce sont ces lésions du système nerveux, ces dérangements de la partie vitale du sens de la vue que nous allons étudier. Elles sont ordinairement sans lésions apparentes, ou avec des altérations qui ne rendent pas toujours compte du désordre fonctionnel observé pendant la vie ; ce sont enfin des névroses, en prenant ce mol dans le sens qu'on lui donne aujourd'hui.

« La vision ne s'opère pas seulement dans l'oeil, il faut, pour qu'elle ait lieu, que la lumière agisse sur le système nerveux du globe oculaire, qu'elle fasse de là une impression rapportée par des conducteurs au cerveau, lequel complète la sensation; il faut donc, pour que celle ci soit parfaite, outre la perfection de la partie

physique du sens, l'intégrité ci la partie vilale. Celle ci est représentée par un appareil nerveux composé de nerfs ganglionaires, de nerfs de la cinquième paire, de la rétine, du nerf optique, de la portion du cerveau correspondant à ces nerfs. Que de conditions nécessaires à la perfection de ce sens) Quelle délicatesse dans chaque élément de l'organe! On ne s étonnera donc pas si les lésions de la vue sont si nombreuses.

« Les névroses de l'oeil donnent lieu à des modifications variées de la vision : 1° Le champ de la vision est changé, ainsi, le sujet ne voit pas à dislance normale; la miopie, et surtout la presbyopie peuvent être dues à une de ces névroses. 2." Le sujet ne voit que pendant certains moments ; l'oeil ne répondant qu'à l'excitation de la lumière naturelle, la vision ne s'opère que pendant le jour, c'est l'héméralopie; ou bien l'oeil ne fonctionne que quand le soleil a passé sous l'horizon, c'est la nyclalopie. 3." L'oeil ne voit qu'une partie des corps, les autres parties ne semblent pas éclairées: c'est une vue partielle. Comme c'est ordinairement la moitié du corps que l'on voit, on a appellé cet accident hémiopie. 4.° Le malade, au lieu de ne voir que la moitié des corps, les voit doubles, c'est la diplopie. S.° Bien plus, il peut voir des corps qui n'existent pas, c'est la berlue. 6.° Comme fin trop fréquente de toutes ces altérations de la vue, le malade en vient à ne voir ni de près ni de loin, ni pendant la nuit, ni pendant le jour; son oeil, grandement ouvert en plein midi, et en face du plus beau soleil, n'est sensible à aucun de ses rayons, c'est l'amaurose complète d.

De tous ces cas de névroses, bien peu sont modifiés par le traitement' hydrotnérapique , dans le plus

grand nombre ce moyen thérapeutique, comme tous les autres moyens jusqu'à ce jour employés, est entièrement impuissant. Cependant, comme dans les névroses en général, l'hydrothérapie agit avec une énergie que peu d'agents pharmaceutiques possèdent, nous avons cru devoir indiquer les moyens qui ont le plus de chance de conduire à un résultat si non favorable, au moins assez satisfaisant. Nous commencerons donc par l'héméralopie.

Cette affection, comme nous venons de le voir plus haut, consiste dans l'affaiblissement considérable de la vue, ou la perle totale de cette faculté, aussitôt que le soleil est descendu sous l'horizon. Les causes de celte maladie sont assez nombreuses ; nous ne parlerons pas de celle qui prend les enfants dès leur naissance, car dans ce cas elle est incurable, mais nous indiquerons le traitemenl de celles qui reconnaissent pour origine toutes les causes débilitantes, comme une mauvaise nourriture, l'habitation dans des lieux malsains, et les privations de tous genres; celles qui ont été produites par l'impression d'une trop vive lumière ou d'une chaleur trop intense; quelquefois cette affection se monlre comme symptômalique du scorbut.

Le traitement consiste dans une boisson excessivement abondante jusqu'à la provocation de la diarrhée et des vomissements; dans les bains d'yeux répétés quatre et cinq fois par jour, et enfin suivant la cause de la maladie, par l'emploi des moyens généraux propres à combattre la cause occasionnelle. Jamais dans aucun cas de cette névrose, le traitement débilitant ne doit être mis en usage. Les toniques et les dérivatifs seuls doivent être employés.

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La nyctalopie est, comme nous l'avons dit plus haut, celle lésion de l'appareil visuel, dans laquelle le malade y voit mieux lorsque le BpleiL a passé sous l'horizon. Lorsque celle affcclion est occasionnée par une laie au centre de la cornée transparente, ou par une cataracte commençante, ou comprend que l'hydrothérapie ne peut rien pour la modifier. Lorsque la maladie tient à une vive sensibilité de la rétine qui coïncide avec une vive excitation de l'ensemble du système nerveux , ou à l'abus des plaisirs, ou à la masturbation, l'hydrothérapie peut obtenir des résultats remarquables. Le résultat est certain lorsque cette affection n'est due qu'à un embarras sabural des premières voies. Dans ce dernier cas, les douches rectales, et la boisson jusqu'à l'effet purgatif prolongé suffisent pour se rendre mailre de la maladie; dans les autres la médication tonique et fortifiante, en même temps la -cessation de la cause occasionnelle, ne tardent pas à guérir cette affection.

La diplopîe reconnaît aussi diverses causes; elle est guérissable par l'hydrothérapie, lorsqu'elle est due aux contractions spasmodiques des muscles de l'oeil rhumalisé; lorsqu'elle lient à une congestion cérébrale légère, ou à une forte excitation de l'encéphale; enfin quand elle est symplômatique d'une affection hystérique où de l'hypochoodrie. Dans les cas de diplopîe sympathique ou symplômatique, en guérissant la maladie primilive on guérit forcément l'affection secondaire. Nous renvoyons donc pour le traitement de celle maladie, aux traitements que nous indiquerons pour les maladies du cerveau , pour l'hystérie, pour l'hypochondrie ou pour les affections rhumatismales.

L'hémiopie comme la diplopie étant presque toujours sympathique ou syinplômalïque d'une autre afTecLÎon. Nous en donnerons le traitement lorsque nou8 parlerons des maladies occasionnelles de cette maladie.

La myodésopsie ou berlue étant inguérissable par le traitement hydrothérapique, nous passerons sous silence cl ses simplômes et ses causes, renvoyant les malades atteints de cette affection à une médication autre que celle qui fait l'objet de cet ouvrage.

L'amaurose est un affaiblissement marqué ou l'abolition de la vision ordinairement sans lésion matérielle apparente du globe oculaire, pendant la vie. Il existe nécessairement un point du système nerveux, en rapport avec la vision, atteint dans cette affection, et dans le plus grand nombre des cas, l'autopsie cadavérique montre des altérations qui n'avaient pu être constatées pendant la vie. Quelquefois aussi, même après la mort du malade, il y a eu impossibilité de trouver une lésion anatomique; c'est alors une névrose dans le sens qu'on attache à ce mot dans les écoles, c'est-à-dire que l'oeil ici est lésé dans ses fonctions, sans que ses désordres, comme instruments, puissent être constatés. Comme névrose L'histoire de l'amaurose est très courte. L'étiologie est plus vaste, car l'amaurose est due surtout à une grande débilité ou à une paralysie d'une ou plusieurs parties du système visuel. Mais cette paralysie peut être due à une infinité de causes, de lésions qui deviennent elles mêmes des complications quelquefois plus graves que l'amaurose elle même.

Les lésions principales qui ont pour symptôme l'amaurose se remarquent sur la rétine, le nerf optique, l'encéphale.

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Le traitement hydrothéra pique tout-à-fait impuissant pour combattre cette affection est pourtant suffisant, pour l'entraver el l'arrêter dans sa marche, quand elle est symptômatique d'une autre affection. Dans ce cas, le régime et le traitement tonique, les grands bains froids, les lavages, les douches à déluge sont les moyens les plus convenables. Il nous est impossible -d'indiquer le mode d'emploi de ces divers moyens, ce mode d'emploi devant être entièrement subordonné à la constitution du malade et à la cause occasionnelle de la maladie.

Comme on le voit, presque toutes les maladies de l'appareii de la vision, guérissables par l'hydrothérapie, ne le sont que par ce qu'elles reconnaissent pour cause une affection primitive , que ce traitement modifie et guérit; il en est de même pour les diverses ophtalmies, qu'elles reconnaissent la scrofule ou la syphilis pour cause , ou toute autre affection, la cause première étant détruite, la maladie qui en était la conséquence disparait si non d'elle même, du moins à la suite de quelques moyens insignifiants: Ablatâ causâ, tollitur effectua.

Nous allons passer maintenant aux maladies de l'appareil auditif. L'étude de ces maladies a malheureusement été bien négligée jusqu'à ce jour, surtout si on la compare à celle qui a été faite des maladies de l'appareil visuel. Si l'on consulte l'histoire, on verra en effet qu'Hippocrate n'a parlé de quelques faits pathologiques de cet appareil, qu'en vue de la symptômatologie d'autres affections et principalement de certaines affections fébriles. Celse a bien fait une ébauche de pathologie de l'oreille, car il a parlé du diagnostic et a insisté sur la nécessité d'enlever le cérumen, et posé quelques préceptes sur l'extraction des corps étrangers.

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Sous l'influence de Galien, la pathologie de l'oreille a fait un pas en arrière. Dans celte école, la forme et la cause de la maladie n'avait aucune influence sur le traitement, et les remèdes les plus contradictoires étaient conseillés sans raison, pour ainsi dire, et sans logique, et l'on voyait employer indifféremment pour toutes les maladies de cet organe le galbanum, la myrrhe, le castoréum, la térébenthine, l'alun, l'opium , L'ail , l'oignon, etc. Cette absence de principe s'observe dans l'histoire depuis Galien jusqu'à Fabrice dé Hilden.

Pour arriver à des connaissances vraiment positives, et pratiques de la pathologie de l'oreille, il nous faut arriver à un mailre de poste, Guyot, qui cherchant en 1724, un remède à une infirmité qui le tourmentait, inventa le calhélhérisme. Cléland chercha à perfectionner l'appareil primitif du maitre de poste et l'école de Montpellier, donna une impulsion particulière à l'étude de ces maladies. Laissant de côté, maintenant toutes les éludes et les recherches qui ont été faites depuis cette époque jusqu'à ce jour, ce qui nous entraînerait en dehors du cadre que nous nous sommes tracés, nous nous occuperons des maladies qui peuvent être soulagées par le traitement hydrothérapique et du mode d'emploi des divers moyens que cette méthode met à noire disposition.

Un fait malheureux qui ressort de l'histoire des maladies de l'oreille, c'est le peu de part que prend la nature dans leur guérison. Les crises salutaires et spontanées, les améliorations amenées par l'âge , sont, dans ces cas, nulles ou insignifiantes. Est-ce parce que l'organe auditif, renfermé dans une cavité osseuse, recevant peu da vaisseaux et isolé par la nature de son

iOS LETTRES SDR L 1 HYDROTHÉRAPIE

système nerveux, ne prendrait aucune part aux mouvements critiques qu'on peut provoquer pour le dégager de l'agent morbide ou éliminer celui ci ? Le fait est que des agents même énergiques sur des organes plus on moins éloignés, laissent, le plus souvent, l'oreille complètement indifférente à la réaction qui vient d'être provoquée. On voit aussi que la nature, si puissante chez les enfants, reste complètement inactive du côté de l'appareil auditif, tandis qu'elle se montre de la plus grande énergie pour le développement des autres appareils. Ainsi, on est porté à croire que, par suite des progrès de l'âge , les enfants affectés de surdité guériront à mesure que le développement des organes s'effectuera. Vaine espérance ! ce manque d'intervention de la nature dans le mouvement thérapeutique provoqué par le praticien, l'espèce de délaissement dans lequel se trouve l'oreille pendant que tout se repose ou se développe dans l'organisme, font que les cures radicales sont rares.

Toutes les reflexions qui précèdent, expliquent pourquoi nous avons dit en parlant des maladies de cet appareil que nous indiquerions les moyens hydrothérapiques qui peuvent les soulager au lieu de dire qui peuvent les guérir. Nous sommes loin pourtant de croire à l'incurabilité de toutes ces sortes d'affections, au contraire, tout nous porte à croire que si les malades se soumettaient de bonne heure à un traitement intelligent, s'ils se fiaient moins aux forces de la nature, ils éviteraient bien de douleurs et bien d'infirmités dans leur vieillesse. Il y a certains écoulements de l'oreille chez les enfants, que l'on a pris l'habitude de considérer comme ayant une certaine utilité, et comme faisant office d'émoDcloire. C'est là une erreur qui a fait plus de

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sourds qu'on ne pense; et cela est d'autant plus regrettable que c'est principalement pendant l'enfance que des soins peuvent être fructueusement donnés.

Dans les inflammations, d'oreilles les douches d'eau tiède sont parfaitement indiquées. L'eau doit avoir une température de 24° environ, et ne jamais être lancée avec trop de force dans le conduit auditif, à moins que l'inflammation ne soit due à la présence d'un corps étranger; dans ces cas, l'injection doit toujours être de longue durée et projetlée avec une certaine force.

Les bains d'oreilles se font aussi à l'eau tiède et se donnent sous forme d'instillation, c'est-à-dire que le malade étant couché sur le côté opposé à l'oreille malade, on instille goutte à goutte dans le conduit auditif de l'eau à 2i°, et on la laisse séjourner 6, 8 ou *0 minutes sauf à la renouveller d'heure en heure.

Dans les inflammations du pavillon de l'oreille, les fomentations émollientes tièdes, aidées des dérivatifs sur les membres inférieurs, tels que bains de pieds et douches à colonne, et boisson d'eau froide jusqu'à la purgation constituent le traitement hydrothérapique.

Nous avons vu que pour l'extraction des corps étrangers introduits dans le canal auditif, des injections fréquentes et prolongées peuvent souvent suffire, et nous avons indiqué le modus faciendi, nous n'y reviendrons donc pas.

Dans l'inflammation de la peau du conduit auditif, les bains comme nous les avons indiqué plus haut, et les injections sont le plus souvent suffisants pour la combattre. Quelques fomentations émollieutes ne peuvent que favoriser l'effet de ces divers, moyens.

HO LETTRES SUH L'HYDROTHERAPIE

Dans l'inflammation du lissu glandulaire du conduit auditif, nous ne croyons pas que les moyens hydrolhérapiques soient suffisants pour la combattre. Dans certains cas, pourtant j'ai obtenu quelqu'avantage de bains de téte donnés à la partie opposée à celle de l'inflammation et d'une compresse excitante maintenue en permanence autour du cou. Quand il y a écoulement, les injections sont indiquées.

Le traitement hydrothérapique ne saurait modifier en aucune manière les affections de la membrane du tympan, nous les passerons donc sous silence. Cependant dans les diverses inflammations de cette membrane, les injections et les fomentations émollientes ne présentent aucun inconvénient, et peuvent servir à soulager momentanément une douleur trop aiguë.

Dans les inflammations de la membrane muqueuse de la trompe d'Euslache, et de la caisse, le traitement doit agir comme dérivatif sur les parties voisines de l'oreille , ainsi pendant que des instillations et des injections émollientes sont faites dans l'intérieur, des fomentations excitantes doivent être faites autour du cou et derrière la tête et quelques douches rectales doivent être données pour surexciter le tube digestif. La boisson doit être assez abondante pour provoquer la diarrhée et le vomissement.

L'olalgie est la maladie des nerfs acoustiques et de leurs racines, c'est-à-dire des parties de l'encéphale qui correspondent à ces nerfs. Ces maladies sont exprimées surtout par des étals paralytiques, par des paralysies, ou par des nlats de surexcitation extrême. Cette définition explique la presque incurabilité de cette terrible affection.

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LETTRES SUII l' hydrothérapie 111

L'olalgie est due à des causes physiques o« à des causes vitales.

Les chûtes sur la tête, ou les coups portés sur cette partie, peuvent déterminer la surdité par une congestion sanguine" dans les cavités de l'oreille interne, par un épanchement à la base du crâne et par la commotion du nerf auditif.

La mollesse extrême du nerf labyrinlhique , sa distribution, son épanouissement sur des parties osseuses, l'exposent plus que les autres nerfs aux contre coups, aux ébranlements. Un coup sur la tète, une chute sur cette partie, frappent ce nerf d'une commotion profonde, tandis que les autres paires et les différents rameaux qui ,èn émanent résistent à l'action physique. Ici, comme pour les autres commotions, il n'est pas nécessaire que le crUne soit frappé; une cuûte sur les pieds, sur le coccyx, sur les genoux, uu coup sur la tempe, à la joue, un souflet peuvent produire indirectement une commotion qui occasionne la surdité. Les canonniers sont généralement sourds.

Les congestions cérébrales, les apoplexies , les cérébrites produisent aussi la paralysie du nerf acoustique ou plutôt l'abolition du sens de l'ouïe.

On comprend l'impuissance de l'hydrothérapie dans tous ces divers cas, et nous n'en avons parlé que pour pou ver à ceux qui disent que les hydropathes prétendent guérir toutes les maladies et toutes les lésions nerveuses sont dans une erreur profonde. Le cadre des maladies dans lesquelles nous devons accuser notre insuffisance est malheureusement encore bien grand, et quelqu'énergique et puissante que soit cette méthode de

traitement, elle est encore loin d'être arrivée à ce point où il serait à désirer qu'elle parvint. Telle qu'elle est pourtant, elle rend encore d'assez grands services pour qu'on la traite avec toute la considération dont elle est digne.

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