XXVIII
Audito nomine Christi tremunt (daemones), exc'amant, et nri se verberariqae testantar : et interrogati qui sint , qaando venerint, quando in borainera irrepserint , confîtentur. Sic extorti et excrocati, virtQte divini nominis exulant. Lactant.^ Divin, institut.., lib V, cap. 11.)
AigQinentalur ( Vigi'antias) contra signa et virtutes qoae m basilicis raartyram fiant, et dicit eas incredniis prodesse, non crcdent.bas. Qaasi nnnc boc quaeratnr qaibus fiant, et non qua virtnte fiant. {S. Hieronym. advers. Vigilant.)
Licet autera bodieque videre sancros ac venerabiles viros in viitnte Christi per Spiritum sanclam irapnros daemonas increpare, et qaos illi deos ac servatores esse credant, orationis viitute conterere,et manns contdCta crnciare ; quin etiam ea vi praeditos nt vaiiis segntndinibns oppressos bberare valeant. (5. Cyril. Alexand. contra Julianum , lib. vi. )
(i) Voyez cbap. I, n° xxx et saiv. page a 4 3-
dénégation. Il est vrai, de même, que non-stulement les ennemis du christianisme, des premiers siècles, n'ont pas tenté d'ébranler la certitude des miracles qui s'opéraient alors, mais qu'ils l'ont confirmée en les attribuant à la magie. Nous avons vu que Porphyre disait que c'étaient des prestiges du démon (Ij; que Juhen reconnaissait qu'après la mort de leur maître les disciples avaient aussi fait des enchantements, et qu'il regardait St. Paul comme le plus habile des faiseurs de prestiges (2). Celse , leur devancier , avait de même attribué le pouvoir de chasser les esprits malins, qu'exerçaient les chrétiens , à des enchantements et à la prononciation du nom de certains démons. Origènes le réfute (3) , en disant que c'est en proférant le nom de Jésus , et en récitant les Evangiles , que les chrétiens , encore de son temps , chassent les démons. Je le dirai toujours : attribuer à la magie un fait , c'est convenir formellement de la réalité du fait. Il reste donc certain que , dans les premiers siècles de notre ère , les païens reconnaissaient la vérité des miracles qui s'opéraient actuellement parmi les chrétiens. Ils étaient témoins de ces miracles; du moins, ils pouvaient l'être; ils connaissaient certainement des personnes qui l'avaient été. Ils devaient donc savoir positivement si ces prodiges étaient ou n'étaient pas réels. Il ne leur manquait , pour combattre des miracles qui auraient été faux, ni connaissance, ni habileté, ni intérêt, ni désir. Il ne leur a donc manqué , pour contester ceux là , que la possibilité.
(i) Voyez chap. n" xxxv, note i, page ^48.
(2) Voyez Ibid.^ notes suivantes.
(3) Postea CeJsus, nescio qua re motus, ail ; Quara christiani videntur liabeie potestatem , eam ipsos habere ex qnoruradam dsemonnm nominibus et incantationibus : opinor subindicans ea qus faciunt apud nos ii qui daeraones incanlant et expedunt. In quo manifeste nos calumniatur. Neqne enim hujusmodi incantationibus potestatem habere videntur; sed pronantiando noraine Jesu , recitandisque e/angeliis. Haec enim saepe ex hominibus daemones extruserant. (On'gen, contra Celsum^ lib. I, n° 6.)
Or, quand je vois, d'une part, les défenseurs de la religion parler avec la confiance la plus ferme , des miracles qui s'opéraient au milieu d'eux , et les présenter comme une preuve certaine, et que je vois, de l'autre part, les ennemis de la religion ne pas nier la réalité de ces miracles qui s'opéraient si près d'eux , les avouer même formellement, en les attribuant à la magie , peut-il me rester le plus léger doute sur ce point essentiel?
On demande pourquoi ces dons si admirables , si précieux, si utiles, ont-ils cessé dans l'Eglise? C'est une des difficultés que je me suis proposé de résoudre dans le chapitre suivant^ auquel je vais passer.
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