CHAPITRE SECOND
RÉFOIS SE AUX OBJECTIONS PAR LESQUELLES Ojr PRÉTEND JÈTARLIR l'oPPOSITION DU PRÊT-DE- COMMERCE A LA LOI NATURELLE.
Cj'est, comme je l'ai observé, aux Théoloffien» qui condamnent le pret-de-commerce , à montrer que ce contrat est interdit par les lois soit naturelles, soit positives. Ainsi, quand les preuves que j'ai apportées dans le chapitre précédent ne .seroient pas aussi démonstratives qu'elles le sont. On ne ppurroit pas en conclure que notre contrat est condamné par la loi naturelle» Il faudroit
encore
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ieneore que lïos advei^res établissent cette cot}*trariété par des argumens positifs. L'examen que je Tais faire des ratsonnemens qu'ils emploient pour la prouver, sera la preuve la plus complète que le prêt-de-commwce n'est point condamne par la loi delà nature. Eji les discutant, j« m'occuperai sur-tout de mon objet principal, qui est de mon^trer la conformité du pret-de-commerce avec la loi naturelle; et ce point sera le moins difficile. Mais en même temps je ferai voir que tous les principes mis en avant par nos adveiv maires ne prouvent pas même que la loi naturdle proscrive l'intérêt du prêt de €onservatk)n , ni même celui du mutuum , qui est l'usure pro|M:ement dite, lorsqu'elle n'est pas oppressive. Ce second point pouira exiger quelquefois un peu plus de discussion.
ARTICLE PREMIER
'Première objection tirée de la gratuité essentielle
au prêt.
I. ObjectioNv Le prêt est de ^a nature tm acte de charité : ain^ il est essentiellement gratuit. Il estdokiC) contre la nature du contrat, et contre le précepte de la charité, d'en retii'er des intérêts. H feut prouver le principe :
1 .o Si les hommes ont fait entre eux pour l'intérêt commun des conventions lucratives , telles que la vente, le louage, etc., l'humanité Us a portés à en établir d'autres, gratuites , tdSf