‹ Dissertations sur le prêt-de-commerce (volume 2)Chapitre 28 sur 74 · XV. En vain donc le jurisconsulte célèbre que · texte numérisé non relu

XV. En vain donc le jurisconsulte célèbre que

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l'on nous oppose, dit -il que le droit de domi-nium ne peut subsister sans un corps certain et déterminé qui en soit le sujet. Combien de droits dont on est véritablement propriétaire , n'ont pas pour sujets des corps plus déterminés que la creance ; et pour choisir un exemple particulier , analogue à notre objet , la rente constituée n'est-elle pas une vraie propriété? a-t-elle cependant un corps plus certain, actuellement subsistant , que la créance d'un argent, ou d'un sac de blé prêté ? Sans entrer dans toutes les distinctions entre le jus in re et le jus ad rem, distinctions qu'a pu établir le droit positif, et qui sont indiôérentes au droit naturel , je sais que l'équivalent de ce que j'ai prêté est à moi, puisque je puis en disposer comme de toutes mes autres propriétés , tant celles qui ont des corps certains pour sujets, que celles qui n'en ont pas. Que les lois civiles appellent réel, ou personnel, Je droit que j'ai de revendiquer cet équivalent, je sais que j'ai ce droit, non-seulement sur la personne de mon débiteur , mais Sur tous ses biens ; que j'ai droit d'aller rechercher cet équivalent dans toutes ses possessions, de les discuter, de les faire vendre, jusqu'à ce que mon équivalent soit retrouvé. Si tout cela n'annonce pas la propriété, quels caractères a donc de plus la propriété que l'on attribue à l'emprunteur?

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