NOTIONS
ï. IjE premier pas à faire dans toute discussion est detablîr nettement Vétat dé la question qu'on se propose d'examiner; et de définir d'une manière précise les termes qu'on doit employer (on regarde volontiers comme indifférent quelle idée est attachée à cliaque mot ) : mais il est essentiel que cette idée soit bien fixée; en sorte que le même mot ramène toujours la même idée, sans cela on tombe dans l'inconvénient de l'ambiguité des expressions, et de Tabus des mots; qui sont les sources les plus communes de l'équivoque et de l'erreur. Il est aussi important de ne rien faire entrer dans le^ notions qui puisse préjuger Ja question.
Enfin il est convenable de donner aux termes la signifiication que leur attribui^ lusage le plus général Tout ce qiii est sujet à discussion dx>it être banni 4^ la définition ^ dont la qualité principe ejs^t la clarté, qui doit aller jusqu'à l'évideflicç. £n définissant les Içrmies selon l'idée <qM'on s'est faite, ojq change seulement le langage. La question, qu'om avoit cm fléci*
vHj * NOTIONS.
dée, reste entière, et se reproduit ensuite sous d'autres expressions.
Je ferai tous mes efforts pour me garantir de ces divers inconvéniens , que j ai cru remarquer dans la plupart des auteurs qui ont traité la question que j examine.
Pour éviter toutes les difficultés quon pourroît me faire sur la signification des mots, j adopterai les définitions données par les Théologiens opposés au prêt-decommerce. Mais en même temps, pour éviter Tabus qu'on pourroit faire , et qu oa a trop souvent fait, de ces notions, je fixerai le plus précisément qu'il me sera possible la signification de chaque terme : et j'écarterai des définitions tout ce qui est susr»
ceptible de difficulté.
ARTICLE PREMIER