CLÉMENT IV
III. On nous objecte une lettre de Clément IV, écrite à l'Evêque d'Arras en ia65, année de son exaltation. En voici les expressions :
« Missas tuse fraternitati litteras fecuitatis 3) pro quodam quem asseris magni filium usu- 7) rarii, si de tuo fuerint petitae consilia, eâ fa- » cilitate potes respuere quâ probasti. Quôd si » de tuo beneplacito earum ïmpetratio (al. proy> curatio) non processerït, nec in eisquidquam J> inventes quod tibi necessitatem fndicat (al. » inducat), nec uti illis cogeris, quas nullo tern* 3) pore acceptasti. Illud sanè scire te volumus » quod, cùm circa feneratorum filios promo-
626 sixième j> vendos te copia reddat inopem, nec adjec-* 7> tione indigeat plenitudo, nediim si facultatera 3) tibi dederimus, quoniam etsi (al. quin etiam » etsi ) pro tali vel talibus quantumcumquè 7> praecisum manda tum receperis, volumus quôd » non pareas, imo statîm judices nos circumy> ventos. » (j)
Ainsi, dit-on, les enfans mêmes des usuriers ne doivent pas, selon Clément IV, être promus aux saints ordres, même sur un rescrit et un ordre du souverain Pontife , que l'on doit regarder dans ce cas comme circonvenu, et trompé.
Tout ce qui résulte de cette épître est que Clément IV croyoit l'usure contraire à la justice : et nous avons vu que c'étoit l'opinion de son temps; mais une opinion récente : dès qu'elle eut été adoptée, l'obligation de restituer qui en résultoit, fut, par une conséquence naturelle, étendue aux enfans et aux héritiers des usuriers. Ce fut une conséquence pareillement juste de ne pas les admettre aux saints ordres avant la restitution, chargés d'un bien injustement retenu, et dans un état de péché.
ARTICLE TROISIÈME