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JEAN BOLLANDTJS y ET GODEFROI HENSCHÉNIUS;
Ces deux Jésuites, dont le premier mourut en i665, le second en i683, ont été les premiers éditeurs de la grande vie des Saints, dont les auteurs sont appelés les Bollandistes. En rapportant Phistoire de la bienheureuse Juette, composée par Te moine Hugues, à l'endroit où cet écrivain la blâme ôTavoir placé son argent sur des marchands, ils ont mis cette note: « Si pericufi particeps sis, aut id j> justâ aestimatione redimas, nec aliundè nego- » tiatio illa tuo statu i vetîta sit, nullum admitï> lis peccatum, utpulchrè exponit Lessius. » (1)
JEAN DE ALLOZA.
Brocdersen cite Jean de ÀHoza, Jésuite dti Pérou (2), qui dans son ouvrage intitulé Flores summarum sive alphabetum morale ^ s'exprime ainsi au mot societasy n.° 5 : « An so-
(1) Àcta Sanctomm ad i3 Januarn, tom. 1, pag.
(2) De usuris iicitis et illicite, lib. v, part 2, cap. lxxvi, pag. 897,
DISSERTATION*. î85
b> cîelatis contractus cum assecuratione capi- » talis, et certl lucri quantitate per annum as- » signatâ, stt licitus? Licitus est si lucrum mi- » nuatur ratione assecurationis, etiamsi simul » fiant contractus societatis et assecurationis : » sed consultius erit, si separatim fiant, ut » usurae suspicio tollatur. »
§. 37.me
GUILLAUME HÉRINKX.
Hérinkx , Religieux Franciscain , puis Evêque d'Anvers, florissoit vers Tan 1660. 11 traite la question des trois contrats (1), et décide qu'ils sont légitimes. « Hinc sequitur etiam licite hos » très contractus iniri simul, seu dependenter » ab invicem, idque vel explicité, juxta mo- :» dum praeallegatum, vel implicite, verbi gratiâ » juxta formulam sequentem, etc. »
$. 58.me JOSEPH GIBALIN.
Cet auteur étoit Jésuite; il mourut en 1671. On a de lui un grand ouvrage sur l'usure, dont le sixième livre a pour objet de justifier le prêtde-commerce, tel qu'il se pratique à Lyon (a).
(1) Surama theolo. scol. et moral. , part 3 , tract 3 , disp. rv, quaest VI, n.° 81, pag. 446, tom. 3, edit
(2) De usuris , commerciis , deque squitate et usu fori Lugdunensis, lib. vi, pag. ... et seq. , edit Lugdun. lS5^
l86 QUATRIÈME
Notamment dans le cinquième chapitre de ce sixième livre il établit la justice de cette convention , et résout les objections. Le Père Concina déclame vivement contre lui : mais les reproches qu'il lui fait paraissent plus remplis de vivacité que de raison; ainsi je ne crois pas nécessaire de les rapporter ici.
BENOÎT PÉREIRA.
C'est encore d'après Brocdersen (1) que je cite Benoît Péreira, docteur et professeur dans l'université d'Evora , et qualificateur du tribunal de l'inquisition. Brocdersen nous apprend que Péreira, dans son ouvrage intitulé Promptuarium theologicwn morale secundàm jus commune et Lusitanum > imprimé à Lisbonne en 1671, défend les deux systèmes des rentes rachetables des deux parts, et des trois contrats : le premier, part. i.re, traité xvm, sect. 5> quest. 3, n.° 1245, pag. 455; le second, ibid., traité xx, sect. 2, qu. rv, n.° i552, pag. 4g5. 11 approuve ce dernier sentiment, cum com~ muni sentent iâ.
(1) De usuris licitis et illicite, Kb. v, part. 2, cap. ucxvn, pag. 898.
§. 4o.me
BÉZIAN ARROY.
C'est toujours Brocdersen (1) qui nous apprend que Bézian Arroy , Docteur de Sorhonne, Chanoine de Lyon et Théologal, fit imprimer dans celte ville en 1674 un traité français de l'usure, qu'il dédia à messieurs du Consulat. Au chapitre treize de cet ouvrage, pag. n3, il approuve formellement le prêt-decommerce.
§. 4i.me