‹ Dissertations sur le prêt-de-commerceChapitre 23 sur 152 · THOMAS TAMBOURIN · texte numérisé non relu

THOMAS TAMBOURIN

Thomas Tambourin, Jésuite, mort en 1675, dit que le contrat de rente rachetable à la volonté des deux parties est licite. Il ajoute que lorsque la rente n'est rachetable qu'à la volonté de l'acheteur, quoiqu'à la rigueur, si la charge imposée au vendeur est compensée par un juste dédommagement, on puisse dire que le contrat n'est pas criminel de sa nature, cependant il est suspect d'usure, et que l'on ne doit pas le pratiquer (2).

Dans un autre endroit (3), Tambourin ap-

(1) Ibid. , cap. lxxix, pag. 89g.

(2) Expedita juris div. natur. et eccles. mor. expositîo, lib. ix, tract. 2, cap. 3, §. 2, pag. 463, edit. Duaccnsis i663.

(3) Ibid.; tract. yih; cap, v; $. 3, pag. 56a.

prouve absolument les trois contrats, et répond à plusieurs objections que l'on fait contre cette manière de traiter.

J. 42.me EMMANUEL MAIGNAN.

Le Père Maignan, Minime, fit imprimer à Lyon en 1673 un ouvrage pour la défense du prêt -de -commerce, intitulé de Ucito usa pecuniœ. J'ai exposé ailleurs sa doctrine (1). On nous objecte que son livre a été condamné par plusieurs Evêques. Nous aurons occasion de parler de ces condamnations.

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