‹ Dissertations sur le prêt-de-commerceChapitre 29 sur 152 · DOM THIERRY DE VIAIXNE · texte numérisé non relu

DOM THIERRY DE VIAIXNE

Dans cette même année 17:28, dom Thierry de Viaixne, Bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, qui étoit dans le même parti que Van-Espen et Opstraët, écrivit aussi à M. Barchmann au sujet des rentes de Hollande. Cette lettre est rapportée en entier dans le traité des prêts-de-commerce (1). L'auteur établit qu'il

(1) Traité des prêts-de-commerce, tom. 4 aux pièc. justif., pag. xix.

n'y a d'usure condamnée que celle qui opprime le prochain. Il justifie d'ailleurs de la manière la plus positive le contrat dont il parle. Il est inutile et il seroit trop long de rapporter tout ce qu'il dit à cet égard.

§. 56\me

FRANÇOIS ZECH.

Cet auteur, Jésuite, docteur et professeur d'Ingolstadt, attaque vivement le père Concina, et réfute ce qu'il dit sur les trois contrats : il les approuve dans les endroits où ils sont en usage : il met à son approbation une restriction que voici : « In illis tamen locis, ubi haec con- » trahendi forma in communem usum non est » introducta, non potest lise implicita inteny> tio sufficere ad lucrum praetextu trini con- » tractûs excusandum : cùm nemo censeatur » contraliere velle modo , ac forma insolitâ. )) Nec facilè permitti débet ut extra majora y> mercatorum emporia hic contrahendi modus y> invalescat, nec hominibus privatis passimsuay> deri , ut hâc forma utantur , cùm pronum y> sit ut multi usurarium animum hoc pacto » tegant. »

Malgré cette restriction, le père Zech doit être mis au rang des Docteurs qui approuvent le triple contrat. 11 en prouve la légitimité, il répond aux objections, et s'il croit qu'il y a des règles de prudence à observer dans la pratique,.

tique, îl ne croit pas pour cela le contrat criminel (1),

Page 1