‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 109 sur 208 · Fucoidarum · texte numérisé non relu

Fucoidarum

Ce tableau donne lieu aux deux observations suivantes, qui doivent être considérées comme provisoires, en attendant les résultats de recherches plus étendues.

1. Toutes les espèces connues dans la faune seconde sont rassemblées par nous sur l’horizon, sur lequel le maximum des formes de cet ordre existe dans les autres contrées voisines, c’est à dire dans la Norwége et dans la Russie. Cet horizon, dans toutes ces régions septentrionales, porte le nom significatif de Calcaire à Orthocères et semble renfermer, si non la phase initiale, du moins l’une des premières phases de la faune seconde, dans l’ensemble de cette grande zone.

Nous devons faire observer, qu’il existe peut-être des Céphalopodes dans la Rey. B C ; mais nous ne les connaissons pas. Nous ignorons également quelles sont les espèces, qui se trouvent dans la Reg. D, couronnant la division inférieure, mais leur existence est signalée en termes généraux par M. Angelin. (Palaeont. Scandin. p. VI. — 1854.)

220 Evolution des Céphalopodes.

2. Il en est de môme dans la faune troisième, car, d’après ce que nous avons dit ci-dessus (p. 140.) tous les Céphalopodes de cette faune paraissent concentrés dans une formation distinguée par sa richesse en fonnes de cet ordre et qui correspond partout aux premières phases de cette faune.

Il est certain d’ailleurs, que l’intermittence totale, qui est figurée sur notre tableau, entre les Reyiones C — E, n’existe pas dans la nature et que les vides seront occupés, lorsque nous serons mieux informés.

Comparaison de» faunes générales.

Genres ou

communes

s. genres

distinctes

aux deux faunes

Faunes

générales

troisième ! seconde

primordiale

D’après ces chiffres, nous constatons entre les faunes seconde et troisième de la Suède, des rapports opposés à ceux, que nous avons observés dans toutes les autres régious de la grande zone septentrionale.

1 . Le nombre total des types dans la faune seconde est inférieur au nombre correspondant, dans la faune troisième. L’Angleterre nous a déjà présenté une semblable exception (p. 213.).

2. Le nombre des espèces de la faune seconde représente seulement les deux tiers de celui de la faune troisième. Ce rapport est précisément inverse de celui, que nous offrent les Céphalopodes des faunes correspondantes, dans toutes les autres contrées de la grande zone septentrionale, sur les deux continens. On peut concevoir, sans doute, que ce fait indique une exception locale et particulière à la Suède. Cependant, malgré la possibilité de cette exception, nous sommes disposé à attribuer l’infériorité apparente de la faune seconde en Suède, sous le rapport des Céphalopodes, à l’insuffisance des recherches. Nous retrouvons une apparence semblable dans l’Etat d’Illinois en Amérique, et nous l’attribuons à une cause semblable.

3. Aucune espèce de Céphalopodes n’est commune aux faunes seconde et troisième, en Suède.

Evolution de» C éphalopodes.

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