II. Canada — Boliême
Au lieu des analogies que nous venons d’indiquer entre la Russie et Canada, nous n’avons presque qu’une série de contrastes à exposer, entre cette dernière contrée et la Bohême.
1. La seule analogie que nous devons faire remarquer, consiste dans l’apparition presque subite d'un nombre relativement considérable de types génériques et de formes spécifiques, dans la première phase ocale de la faune seconde, dans les deux contrées, savoir: au Canada,
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dans le Grès Calcifère: 4 types et 21 (40) espèces; en Bohême, dans la bande schisteuse d i : 6 types et 25 espèces.
Cette similitude mérite toute l’attention des savans, parcequ’elle constate un fait qui s’est identiquement reproduit sur 2 points du globe géographiquement très espacés et, par conséquent, sous l’influence de circonstances locales différentes, selon toute vraisemblance.
2. Malgré cette première analogie dans l’apparition des Céphalopodes, il y a un contraste prononcé dans l’évolution de cet ordre, durant la faune seconde. En effet, au Canada, nous voyons le maximum des genres et des espèces se manifester vers le milieu de la hauteur occupée par cette faune c. à d. dans le groupe de Black-River. Au contraire, en Bohême, l’horizon stratigraphique correspondant, dans les bandes d 2 — d 3 , nous présente un minimum absolu , réduit au seul genre Orthoceras et à une seule espèce-
3. Un autre contraste relatif à l’apparition des genres consiste en ce que, au Canada, sur 14 genres, 11 apparaissent dans la faune seconde et 3 seulement ‘dans la faune troisième. Au contraire, en Bohême, sur 20 types, il n’y en a que 8 qui surgissent dans la division inférieure et 12 dans la division supérieure.
4. L’époque du maximum des types coexistans contraste également. Au Canada, elle correspond à l'horizon de Black-River, qui renferme 7 genres ou sous-genres. Ainsi, elle est antérieure au milieu de la durée de la faune seconde. En Bohême, au contraire, le nombre maximum des types se. trouve dans notre bande calcaire g 3, c. à d. vers la fin de notre faune troisième.
5. Nous trouvons un contraste semblable dans l’époque caractérisée par le nombre maximum des espèces coexistantes. Cette époque correspond au même groupe de Black-River, au Canada, tandisque, en Bohême, elle coïncide avec le dépôt de notre bande e 2, vers l’origine de la faune troisième.
6 . Le plus grand contraste se montre dans la distribution verticale des espèces. En effet, au Canada, sur 171 formes publiées, 127 appartiennent à la faune seconde et 44 seulement à la faune troisième.
Au contraire, en Bohême, sur 979 formes connues, 39 caractérisent exclusivement la faune seconde, tandisque 935 se trouvent dans la faune troisième. Nous faisons abstraction des colonies, qui ne possèdent que 5 espèces propres à leur horizon et 31 espèces reparaissant dans la faune troisième.
7. Il n’existe aucune espèce commune entre le Canada et la Bohême, d’après nos connaissances actuelles. Cependant, on ne saurait méconnaître diverses analogies plus ou moins prononcées, entre les
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♦formes qui caractérisent les faunes correspondantes, dans ces deux ■contrées si éloignées l’une de l’autre.