‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 137 sur 208 · I. Grande zone ventrale d'Europe · texte numérisé non relu

I. Grande zone ventrale d'Europe

Le tableau qui précède uous montre que, dans cette zone, le minimum absolu des genres correspond à la division moyenne de la faune seconde, tandisque le maximum absolu ne se manifeste que dans la partie supérieure de la faune troisième. Ces chiffres sont relatifs à la Bohême.

En ce qui concerne les espèces, le minimum absolu correspond aussi, comme pour les types, au milieu de la faune seconde, tandisque le grand maximum se trouve dans la partie inférieure de la faune troisième.

Ces documens rappellent le fait important que nous avons constaté ci-dessus, savoir : que le maximum des genres ne correspond pas au maximum des espèces, tandisque les deux minima coïncident sur le même horizon.

Pour la France et la Sardaigne, le nombre des genres ne dépassant pas 2, ne saurait être nommé un maximum. Mais, les chiffr es 15 et 10 espèces, qui se présentent semblablement, vers la base de la faune troisième, peuvent être considérés avec vraisemblance comme indiquant chacun l’époque du maximum dans cette faune.

D’après ces documens, il semblerait que, dans la grande zone centrale, l’époque du plus grand développement des Céphalopodes, sous le rapport des espèces, correspond aux premières phases de la faune troisième. Nous ferons remarquer en passant, que, dans la France et dans la Sardaigne, c’est le genre Orthoeeras qui a fourni toutes les espèces, à l’exception d’une seule forme de Cyrtoceras, trouvée en Sardaigne.

2, Grande zone septentrionale d'Europe.

L’Angleterre nous présente le minimum absolu des genres à l’origine de la faune seconde, et, par contraste, le maximum se trouve dans l’étage de Ludlow, c. à d. vers le milieu de la faune troisième. Ils sont donc aussi espacés que possible, sur la série verticale, dans cette contrée, où la partie supérieure de cette faune ne semble pas représentée.

Le minimum absolu des espèces, réduit à un Cyrtoceras , correspond au minimum des genres, dans la formation de Trémadoc. Au contraire, le maximum des espèces qui est de 37, se trouve dans la partie moyenne de la faune seconde et, par conséquent, ne correspond pas au maximum des genres.

Evolution des Céphalopodes. 301

En Norwége, le minimum des genres se trouve dans la partie moyenne de la faune troisième, tandisque le maximum se manifeste dès l’origine de la faune seconde.

Ce maximum des genres correspond au maximum des espèces, tandisque le minimum des espèces se trouve à l’origine de la faune troisième et ne coïncide pas avec le minimum des types.

En Suède, il est difficile d’établir des comparaisons fondées, à cause de l’insuffisance de nos documens. Cependant, nous ferons remarquer que, d’après les apparences actuelles, le maximum des genres et le maximum des espèces coexistent vers le milieu de la faune troisième. Mais nous rappelons, que la partie supérieure de cette faune parait manquer dans cette contrée comme en Angleterre.

En Russie, le minimum des types se trouve au sommet de la faune seconde, tandisque le maximum correspond à la première apparition des Céphalopodes, dans cette contrée, vers l’origine de la même faune.

Le maximum des espèces coexiste avec celui des genres, sur le même horizon. Le minimum des espèces coïncide semblablement, avec le minimum des genres, dans la dernière phase de la faune seconde.

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