‹ Distribution des céphalopodes dans les contrées siluriennesChapitre 140 sur 208 · expectans . Barr · texte numérisé non relu

expectans . Barr

Phragmoceras Brod. !

Broderipi . . . Barr.

On voit, que nous indiquons avec doute la réapparition de Orth. annulatum et de Orth. dulee dans notre bande g 3, pareeque les fossiles de cette formation n’offrant qu’un test altéré, no us ne pouvons pas reconnaître indubitablement l’identité, malgré la concordance

Evolution des Céphalopodes.

des autres apparences avec celles des types bien conservés dans notre étage E. Lorsque nous publierons notre description dn genre Orthoceras , nous citerons une série de formes qui sont dans le même cas, c. à d. (fui semblent se reproduire dans les dernières phases de notre faune troisième, après avoir apparu dans les premières. L’état de conservation des spécimens trouvés dans nos bandes supérieures, ne permet pas de les identifier en toute sécurité avec des espèces très bien connues par tous les caractères de la coquille, dans les calcaires de nos bandes, e I — c2.

* Les contrées étrangères fournissent aussi quelques exemples d’espèces intermittentes, savoir:

Angleterre

(voir Siluria- 1867)

Silurien

primordial

Trémadoc

Llandeilo

Caradoc ou Bala

Uandoveryl

Wenlock et May-mil

Ludlow 1

Passage-

Beds

Orthocerns Breyn.

bullatum Sow.

laqueatum Hall.

primaevum Forb.

tenuicinctum .... Portl.

Ces intermittences ne s’étendent que sur la hauteur d’un seul étage.

En Norvège, Orth. imbrieatim observé par M. le Prof. Kjérulf dans ses étages, 5 — 8, paraît manquer dans les deux étages intermédiaires, 6 — 7.

En Russie, nous remarquons principalement l’intermittence de Orth. annulatum Sow. et Orth. seps Eichw. qui, après avoir existé dans le Calcaire à Orthocères, disparaissent durant le dépôt d’une partie de la division inférieure et des Calcaires à Pentamères lisses. Ils reparaissent plus tard dans les formations de l'ile d’Oesel.

Cyrt. compression (Phragm.) est aussi indiqué par M. le Chev. d’Eichwald, comme se trouvant dans les formations du Calcaire à Oithocères et de Wésenberg et par M. le Doct. Schmidt comme existant dans l’ile d’Oesel, ce qui supposerait une assez longue intermittence. Mais, comme M. d’Eichwald constate que la surface semble avoir été striée , à stries longitudinales, (Leth. Ross. VII — p. 1279) ce caractère et les autres termes de sa description sans figures ne nous semblent pas pouvoir s’appliquer à l’espèce nommée en Angleterre par Sowerby. Nous n’avons donc pas admis cette identité.

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Au Canada, trois espèces: Orth. bilineatum — Orth. formosum et Orth, Xiphias apparaissent dans le groupe de Trenton et après avoir disparu durant le dépôt du groupe de Utica, ils reparaissent sur l’horizon de Iludson-Itiver.

Dans l’Etat de N. York, Orth. bilineatum existe dans les groupes de Chazy et de Trenton, tandisqu’il manque dans les deux groupes intermédiaires de Bird’s-eyc et de Black-River.

Ainsi, l'intermittence des espèces de Céphalopodes n’est pas très rare dans les faunes siluriennes.

IL Intermittences des types génériques des Céphalopodes.

Presque tous les genres principaux des Céphalopodes offrent des intermittences plus ou moins prolongées dans chaque contrée, et quelques uns ne nous sont encore connus que par des apparitions très espacées dans la série géologique, comme sur la surface du globe.

La Bohême nous fournit plusieurs exemples très remarquables de ces intermittences et nous avons déjà cité ci-dessus (p. 127) les genres Phragmoceras — Gomphoceras — Nautilus , qui disparaissent vers la fin du dépôt de notre bande c 2 et reparaissent dans notre bande g 3. La durée de leur disparition est mesurée par la hauteur verticale des bandes: f 1— f 2— g 1 — g 2 qui représente environ une épaisseur de 300 à 350 mètres, principalement composée de roches calcaires.

Nous avons aussi fait observer (p. 172.) que les mêmes genres et surtout les deux premiers, se distinguent par des intermittences analogues, . c. à. d. très prolongées, au Canada. Nous avons également signalé (p. 179) deux intermittences très prononcées de Gomphoceras , dans l’Etat de N. York.

Le s. g. Ophidioceras apparaît dans les premières phases de la faune seconde en Nonvége et en Russie, où il présente de rares espèces, qui disparaissent sans propagation verticale. Ce type reparaît en Bohême, à l’origine de la faune troisième et il fournit 6 formes spécifiques dans nos bandes e 1 — e 2.

Nous rappelons, que Bactrites apparaît sporadiquement dans les bandes extrêmes, d I — d 5, de notre étage D, sans que nous ayons jamais observé la trace de son existence dans les 3 bandes intermédiaires, d 2 — d 3 — d 4. En Russie, il ne se montre que dans le calcaire à Orthocères. On sait aussi, qu’il n’a jamais été trouvé dans la faune troisième silurienne, dans aucune contrée. Mais, sa présence a été constatée sur divers horizons du terrain dévonien. Ainsi, ce type semble offrir de nombreuses intermittences et il n’est représenté que par de

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rares espèces, entre lesquelles on aurait peine à concevoir la continuité.

De même, Trochoceras fait une première apparition à Terre-Neuve, dans l’une des premières phases de la faune seconde (p. 158). Puis, ses traces disparaissent dans toute la hauteur occupée par cette faune et nous ne retrouvons des représentans de ce type que dans les premières phases de la faune troisième. En Bohême, où il est plus riche en espèces que partout ailleurs, puisqu’il en fournit 45, il présente cependant deux intermittences, savoir, durant le dépôt des bandes fl — g 2. Voir notre tableau p. 123. Il reparaît dans le terrain dévonien.

Nous sommes loin de penser, que les recherches paléontologiques soient assez avancées , pour que nous puissions apprécier en toute sécurité la véritable durée de ces intermittences. Cependant, elles sont tellement prononcées dans les genres cités, que nous craignons peu de nous tromper, en admettant leur existence. Mais, nous devons laisser à l’avenir le soin de déterminer plus exactement l’étendue réelle de ces disparitions.

D’après le même sentiment de réserve, nous nous garderons bien de considérer comme définitives les intermittences locales de la plupart des genres, qui sont indiquées pour chaque contrée, sur les tableaux résumés de la distribution verticale des Céphalopodes, dans le Chap. 2. de notre Sect. II. p. 123 &c.

Cependant, nous ferons remarquer que, d’après nos connaissances actuelles sur les Céphalopodes, on serait tenté de se demander, si tous les genres de cet ordre ont joui d’une complète continuité dans leur existence, à partir de la première époque, où nous observons leurs traces fossiles, jusqu’au moment où tout vestige de chacun d’eux disparaît dans la série géologique.

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